Cambodge: Deux Suisses ont tissé un important réseau pour femmes abandonnées
Phnom Penh, 8 mai 2007 (Apic) Parti de la Suisse en 1982, un couple tessinois vit depuis une quinzaine d’année au Cambodge, où il a tissé un important réseau de soutien pour femmes abandonnées.
Piergiorgio et Simonetta Tami ont ainsi abandonné leurs carrières professionnelles pour réaliser un projet: concrétiser le message de l’Evangile en secourant les démunis. Les Tami sont nés et ont grandi en Suisse dans un milieu très catholique
«Quelques économies en poche, de quoi tenir environ une année, nous sommes partis, avec la conviction que nous trouverions quelque chose d’utile à faire», explique Simonetta Tami, 47 ans, cité par swissinfo. «Et aujourd’hui, 25 ans plus tard, nous sommes chez nous au Cambodge».
Selon la Suissesse, la société cambodgienne est habitée par une violence extrême, surtout à l’égard des femmes. Aujourd’hui encore, assure-t-elle, dans les régions rurales en particulier, leur vie n’a pratiquement aucune valeur: «Nous avions immédiatement compris que sur ce terrain là il y avait beaucoup à faire et d’aide à apporter».
En 1994, le couple, secondé par plusieurs collaborateurs locaux, a créé l’association Hagar, afin de venir en aide aux femmes abandonnées qui vivaient totalement démunies à même la rue avec leurs enfants. Les deux Suisses leur ont offert un refuge et leur soutien. Jusqu’à ce jour, quelque 100’000 femmes et enfants ont bénéficié de l’aide de l’association. Cette dernière est financée grâce à des donations et au soutien de l’association tessinoise ABBA, en particulier. Hagar peut compter sur un budget annuel d’environ 2 millions de dollars. (apic/sinfo/pr)
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