Einsiedeln: La MIVA suisse fête cette année ses 75 ans
Einsiedeln, 9 mai 2007 (Apic) La MIVA fête cette année le 75e anniversaire de sa présence en Suisse. Cette oeuvre d’entraide a pour but de procurer des moyens de transport et e communication de toutes sortes dans les pays les plus pauvres.
C’est en 1927 à Cologne que le Père Paul Schulte lance à Cologne en Allemagne l’oeuvre d’entraide MIVA, abréviation de «Missions- Verkehrs- Arbeitsgemeinschaft», (Association pour le Transport Missionnaire). Cinq ans plus tard, est créée à Einsiedeln la branche suisse de l’organisation.
Les problèmes de transport et de communication sont actuellement des facteurs importants de pauvreté dans les pays du Sud, affirme la MIVA suisse dans un communiqué diffusé le 9 mai. Les manques de routes, lignes électriques et liaisons téléphoniques empêchent les échanges de savoirs et de marchandises. C’est la raison pour laquelle la MIVA, qui est une des plus anciennes oeuvres d’entraide en Suisse, a adopté un but précis dès le départ: elle veille à ce que les plus pauvres aient accès à des moyens de transport et de communication valables.
La fondation de la MIVA, une affaire de voeux
L’histoire de la fondation de la MIVA est liée au destin de deux amis, les soldats allemands Paul Schulte, pilote d’avion, et Otto Fuhrmann. Tous deux firent le voeu de consacrer leur vie à Dieu s’ils sortaient indemnes de la Première guerre mondiale. Ils étudièrent au Scolasticat de Hünfeld et furent ordonnés prêtres ensemble en 1922. Otto débuta ses activités missionnaires en Namibie, et Paul en Afrique du Sud. La vie d’Otto Fuhrmann se termina prématurément, en 1925, à cause d’une pneumonie compliquée par une crise de paludisme. Il fallut cinq jours aux gens de l’endroit pour l’amener à l’infirmerie d’une mission protestante finlandaise, où il décéda. Son ami missionnaire fut sidéré par cet évènement: «Nous avons des voitures et des avions, mais mon ami a dû mourir parce qu’il n’y avait pas de véhicule à disposition.» Les avions et les voitures n’auraient-ils pas été inventés aussi pour annoncer le royaume de Dieu ?
Cette douloureuse expérience conduisit Paul Schulte à fonder en 1925 à Cologne la MIVA, afin de pourvoir les missionnaires en moyens de transport, spécialement en Afrique, Asie et Amérique Latine. Puis, le «prêtre volant de l’Arctique» a introduit en nombre de lieux la dévotion à la Sainte Vierge, sous le titre de Notre Dame des Neiges. Cette dévotion a attiré des centaines de milliers de pèlerins au Sanctuaire du même nom à Belleville, Illinois, Etats-Unis. Il a fini ses jours en 1975 à Swakopmund en Namibie et il est enseveli à côté de son ami d’enfance Otto Fuhrmann.
Loin des grands scènes internationales
Tout comme lors de son lancement, la MIVA suisse continue 75 ans plus tard d’être orientée par le message chrétien de la solidarité. Son président Felix Walker affirme: «La MIVA n’opère pas là où tournent les caméras de télévision. Elle agit en dehors des grandes scènes internationales, là où justement sévit la plus grande misère, là où les êtres humains souffrent en silence. La MIVA collabore dans de nombreuses parties du monde avec les autres services des Eglises, lesquels sont souvent les seuls à se préoccuper des besoins de certaines couches de la population».
La MIVA arrive à ses fins grâce aux petites et grandes contributions de particuliers, entreprises, organisations et de l’Eglise. L’an dernier, ses entrées financières sont montées à près de 3,6 millions de francs.
Dans l’Eglise catholique, beaucoup de paroisses consacrent leur quête de la Saint-Christophe à la MIVA. Le vicaire général du diocèse de St-Gall et membre du comité de la MIVA Josef Rosenast adresse dans le communiqué ses remerciements aux fidèles pour leur solidarité: «Sans les nombreuse personnes qui sont prêtes à partager avec celles qui n’ont rien, le travail rempli d’espérance de la MIVA ne serait absolument pas possible. C’est pourquoi je recommande chaleureusement à tous la quête de la Saint-Christophe».
En 2006, la MIVA suisse a pu répondre positivement à de nombreuses sollicitations, pour un montant de plus de deux millions de francs: des vélos pour des écoles, des animaux pour le transport de fruits au marché, des ambulances pour des maisons de santé, des moteurs de bateaux pour la construction d’un centre de pêche, des tracteurs pour une société agricole, des ordinateurs pour une ONG et d’autres projets encore. L’an dernier, la MIVA a pu réaliser 126 projets dans 30 pays du Sud. (apic/com/gs/bb)
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