New York: Face aux dangers du changement climatique
New York, 11 mai 2007 (Apic) Afin de répondre « au double défi » du changement climatique et du plus grand besoin de ressources énergétiques, nous « devons changer » notre modèle actuel de croissance économique en faveur du développement durable.
L’observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies, Mgr Celestino Migliore, s’est exprimé le 10 mai lors de la 15e session de la Commission sur le développement durable du Conseil économique et social de l’Onu, tenue à New York.
« La terre est notre héritage commun et nous avons une responsabilité grave et de grande portée envers nous-mêmes et les prochaines générations pour les actions que nous devons mener ici », a-t-il souligné. Il a ainsi mentionné « le besoin d’une action commune à un niveau international » qui va de pair avec « la responsabilité individuelle des Etats ».
L’observateur permanent du Saint-Siège a aussi parlé de la question de l’énergie qui devient « l’une des questions clefs de l’agenda international dans son ensemble ». Il a aussi mentionné « les conséquences du changement climatique » ressenties dans l’environnement, mais aussi « au sein du système socio-économique ». Elles auront « un impact très important sur les plus pauvres et les plus faibles », parce que leurs ressources sont limitées ou qu’ils vivent dans des régions à plus grand risque, a-t-il prévenu.
Aussi, a estimé le nonce apostolique, « afin de résoudre le double défi du changement climatique et du besoin de plus grandes ressources d’énergie, nous devrons changer notre modèle actuel de poursuite insouciante de la croissance économique au nom du développement », en « un modèle » prenant en considération « les conséquences de notre action », un modèle « plus respectueux » de la création et favorisant « le développement humain intégral des générations présentes et futures ».
Pour lui, « l’humanité doit devenir de plus en plus consciente des liens entre l’écologie naturelle, ou le respect de la nature, et l’écologie humaine ». Il a encore affirmé que l’expérience prouvait « un lien positif entre la paix avec la création et la paix entre les nations ».
Selon l’observateur du Saint-Siège à l’ONU, si nous refusons de construire des économies durables maintenant, nous continuerons à dériver vers de plus grandes tensions et de plus grands conflits autour des ressources, sans parler de la menace pour l’existence des peuples côtiers et ceux des petites îles. Pour lui croissance économique ne signifie pas nécessairement consommation plus grande.
Mgr Migliore a finalement parlé de l’éducation qui doit accompagner la volonté politique de collaborer en vue du développement durable, avant qu’il ne soit trop tard. (apic/imedia/ar/pr)
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