Le point de vue du nouveau président des évêques italiens
Rome, 21 mai 2007 (Apic) Le président de la Conférence épiscopale italienne (Cei), Mgr Angelo Bagnasco, a réfuté les accusations d’homophobie faites à l’Eglise et à ses responsables. Il s’agit selon lui d’une « instrumentalisation » pour diviser laïcs et catholiques.
Lors de l’ouverture de l’Assemblée générale de l’épiscopat de la péninsule, dans la soirée du 21 mai au Vatican, le président de la Conférence épiscopale italienne (Cei), Mgr Angelo Bagnasco a réfuté « les accusations d’homophobie faites à l’Eglise et à ses responsables ». Dans un climat politico-ecclésial tendu, en Italie, autour des questions de défense de la famille et du mariage, le pape et le président de l’épiscopat italien ont été récemment la cible d’attaques verbales ou de menaces.
Au cours de sa longue intervention, Mgr Angelo Bagnasco a ainsi regretté « les déformations subies par le concept de famille ». Il a relevé être déçu « des accusations d’homophobie faites à l’Eglise et à ses responsables ». Ces critiques, a-t-il expliqué, sont purement idéologiques. Elles sont calomnieuses, et contrastent avec l’esprit et la pratique d’accueil emplis de plénitude envers tous.
L’archevêque de Gênes a aussi regretté les critiques apparues en Italie à l’égard du magistère de Benoît XVI et les menaces qu’il a lui-même reçues, parce que l’Eglise continue de s’opposer au mariage civil des couples homosexuels. Ces menaces, juge-t-il, sont construites sur une compréhension déformée de la réalité. Il a mis en garde contre le risque d’une opposition instrumentalisée entre laïcs et catholiques à l’intérieur du pays. Cette opposition, à ses yeux, ne trouve pourtant pas d’écho chez la très grande majorité des Italiens.
Devant ses collègues évêques, Mgr Bagnasco a souligné « la réussite » de la manifestation organisée le 12 mai dernier à Rome par les associations familiales catholiques italiennes, baptisée ’Family Day’. Il a souligné la maturité des laïcs qui ont participé à cette grande manifestation rassemblant plusieurs centaines de milliers de personnes. Cela dans le contexte des tentatives du gouvernement italien de voter une loi en faveur des couples de concubins, qu’ils soient hétérosexuels ou homosexuels. A cette occasion, selon lui, la société civile s’est clairement exprimée et « elle attend désormais une réponse institutionnelle à la hauteur de la gravité des problèmes signalés ».
Jetant un regard sur la société italienne, le prélat a déploré une aggravation de la situation économique dans le pays. Il a appelé les évêques et l’Eglise à « intensifier leur témoignage de charité évangélique et à augmenter la sensibilisation générale ».
Au cours de son intervention, le président des évêques est aussi revenu sur la visite du pape en Lombardie, en avril dernier, sur son récent voyage au Brésil ainsi que sur la publication de son livre Jésus de Nazareth qui « accompagne le lecteur dans sa recherche et la découverte du véritable visage de Dieu ».
Du 21 au 25 mai, les évêques italiens sont réunis au Vatican pour leur 57e Assemblée générale autour du thème de ’l’Eglise en mission’. Il s’agit de la première assemblée plénière de la Cei présidée par Mgr Angelo Bagnasco, son nouveau président. Le 23 mai en fin d’après-midi, l’épiscopat de la péninsule offrira un concert en l’honneur de Benoît XVI dans la salle Paul VI au Vatican, au cours duquel sera exécuté l’oratorio sacré Resurrexi du compositeur italien Alberto Colla. Le lendemain, en milieu de journée, Benoît XVI prononcera un discours devant l’ensemble de l’épiscopat italien. (apic/imedia/ami/vb)
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