Le 29 mai, les patriarches et responsables d’Eglise ont demandé de soutenir la semaine de prière et d’action qui se déroule du 3 au 9 juin, campagne organisée par le Conseil oecuménique des Eglises (COE), ses Eglises membres et des organisations partenaires.
« Cette année marque le 40e anniversaire de l’occupation par Israël de territoires qui appartenaient auparavant aux Palestiniens, » ont indiqué les responsables chrétiens. « Il est totalement inacceptable que cette situation se poursuive, alors que les Palestiniens endurent quotidiennement des souffrances et des humiliations, privés des droits internationaux de la personne, pour que, dit-on, la sécurité et la sûreté des Israéliens soient assurées, alors que nous pensons que la sécurité d’Israël dépend de la liberté des Palestiniens et de la justice à laquelle ils ont droit. »
Dans le même temps, le COE, basé à Genève, a souligné le 29 mai que l’objectif de la campagne était « de sensibiliser les Eglises et la société civile et d’attirer l’attention des gouvernements sur la nécessité d’entreprendre de nouveaux efforts en vue de mettre fin au conflit et de négocier un règlement équitable ».
Dans le communiqué cité par ENI, les responsables d’Eglise relèvent: « Aujourd’hui, nous pensons sincèrement qu’il est temps d’intensifier l’action, en particulier au moyen de la négociation, pour mettre fin à l’occupation et établir un Etat palestinien indépendant, » conformément aux résolutions de l’ONU, avec des frontières clairement définies « .
Ils souhaitent que cela puisse offrir ainsi aux deux peuples, aux Israéliens comme aux Palestiniens, « la dignité humaine, la sécurité et l’égalité des chances ».
Des signatures de poids
Pour les responsables d’Eglise, de nombreuses injustices doivent être réparées. En particulier, disent-ils, les territoires doivent être restitués aux propriétaires autochtones légitimes et le prétendu mur de sécurité doit être démoli. « Pour nous, chrétiens, cette terre est unique, puisque Dieu a choisi d’y révéler son amour pour les êtres humains, lorsqu’il a donné son fils unique, né à Bethléem et mort sur la croix. »
Parmi les 13 responsables d’Eglise qui ont signé le message, on peut citer le patriarche orthodoxe grec Théophile III de Jérusalem, le patriarche latin Michel Sabbah, plus haut dignitaire catholique romain en Terre Sainte, l’évêque orthodoxe copte Anba Abraham, l’archevêque maronite Paul Sayyah, l’évêque anglican Suheil Dawani et l’évêque luthérien Munib Younan. (apic/eni/pr)
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