Colombie: Le «Canciller» des Farcs Granda s’estime «otage de l’Etat, après sa libération

L’échec «publicitaire» du président Uribe

Bogota, 8 juin 2007 (Apic) Celui que l’on appelle le «Canciller» (ministre des Affaires Étrangères) des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), Rodrigo Granda, libéré de prison sur décision unilatérale du gouvernement, a estimé qu’il était l’»otage de l’État» dans un message envoyé aux dirigeants de son groupe armé par l’intermédiaire de la presse.

«Je veux dire à toute la guérilla d’être tranquille, que je n’ai pas trahi la dignité des Farc. Le suis le premier otage de l’État colombien» a dit Rodrigo Granda, en parlant à la presse depuis le siège de la Conférence épiscopale à Bogotá, où il est temporairement logé.

Le secrétaire général des Farc ne s’est pas encore prononcé au sujet d’un possible rôle de Granda mais il a plusieurs fois exclu que les Farc arrivent à la libération des «prisonniers de guerre» sans négociations prévoyant la démilitarisation d’une aire destinée à accueillir d’éventuels colloques.

Cette déclaration intervient au lendemain de la remise en liberté de Granda, décidée unilatéralement par le gouvernement dans une tentative d’obtenir en échange la libération de 56 otages, dont la franco-colombienne Ingrid Betancourt, encore aux mains des miliciens. Granda a encore accusé Uribe d’»avoir recours au chantage politique pour tenter de faire céder les combattants des Farc» puis remercié l’Eglise pour avoir accepté de l’accueillir temporairement «comme geste humanitaire et en maintenant son autonomie de facilitateur entre les parties». (apic/misna/pr)

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