Assise: La ville d’Assise doit être un exemple sur le plan pastoral, estime Benoît XVI

Face aux «nombreuses séductions du relativisme»

Assise, 17 juin 2007 (Apic) Benoît XVI a estimé dimanche 17 juin que la ville d’Assise avait «plus que jamais besoin d’une ligne pastorale» exemplaire, expliquant les motifs de la publication du Motu Proprio «Totius Orbis», du 19 novembre 2005. S’exprimant devant les prêtres, diacres, séminaristes, religieux et religieuses du diocèse, qu’il a rencontrés dans la cathédrale Saint-Rufin, il les a encouragés à résister, par une vie spirituelle «robuste», aux «nombreuses séductions du relativisme».

«A Assise, il y a plus que jamais besoin d’une ligne pastorale de haut profil», a déclaré le pape. Si ceux qui passent par cette ville reçoivent un message bénéfique de ses pierres et de son histoire, a-t-il estimé, «cela n’exempte pas d’une proposition spirituelle robuste, qui aide aussi à affronter le nombreuses séductions du relativisme qui caractérise la culture de notre temps». «A vous, la tache de développer une annonce de la foi chrétienne à la hauteur des défis actuels», a-t-il lancé.

Les millions de pèlerins qui passent par ces rues, attirés par le charisme de François, doivent être aidés à saisir le noyau essentiel de la vie chrétienne et à tendre vers sa «mesure haute», qui est la sainteté, a insisté Benoît XVI. Il a regretté que les chrétiens de notre temps doivent toujours plus souvent faire face à la tendance d’accepter un Christ diminué, admiré dans son humanité extraordinaire, mais repoussé dans le mystère profond de sa divinité.

Assise a «le don de rappeler des personnes de nombreuses cultures et religions, a par ailleurs souligné le pape, au nom d’un dialogue qui constitue une valeur à laquelle on ne peut renoncer». Jean Paul II a en effet légué son nom à cette icône d’Assise comme ville du dialogue et de la paix. Mais il était clair, pour lui, «que la vocation dialogique d’Assise est liée au message de François», et doit rester bien bâtie sur les piliers de sa spiritualité.

En François, «tout part de Dieu et revient à Dieu», a expliqué le pape, critiquant la sorte de mutilation qu’il subit lorsqu’on en parle comme «d’un témoin» de valeurs importantes appréciées par la culture actuelle, mais en oubliant que son choix profond, le coeur de sa vie même, est «le choix du Christ». Exprimant son appréciation pour ce que font les ecclésiastiques et religieux du diocèse, le pape a aussi souhaité que leur tradition spirituelle et pastorale reste solide dans ses valeurs pérennes, et en même temps se rénove pour donner une réponse authentique aux nouvelles demandes. Il les a encouragés, pour cela, «à suivre avec confiance» le plan pastoral de leur évêque, Mgr Domenico Sorrentino.

Il les a invités à la pratique régulière de la prière et des sacrements, sans quoi «tous les engagements pastoraux, la vie fraternelle, l’engagement même pour les pauvres, risqueraient de faire naufrage à cause de nos fragilités et de nos fatigues». L’Eglise de toutes les régions du monde regarde Assise avec une sympathie particulière, a encore déclaré le pape, si bien qu’elle demande qu’elle se distingue par un élan missionnaire particulier.

Fin du statut d’autonomie pastorale dont jouissait le sanctuaire d’Assise

S’arrêtant sur le Motu Proprio «Totius Orbis» de 2005, Benoît XVI a expliqué les raisons de ce document favorisant une plus grande tutelle des franciscains et mettant fin au statut d’autonomie pastorale dont jouissait le sanctuaire depuis 1969. Il a notamment souligné l’importance de la communion et de l’unité entre les Eglises particulières et l’Eglise universelle, se réjouissant de savoir qu’une nouveau chemin était pris à Assise, «à l’enseigne d’une grande disponibilité et collaboration». (apic/imedia/ar/be)

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