Bâle: La présidente du Conseil national à l’Assemblée des délégués de la FEPS

« La liberté religieuse est la carte de visite d’un Etat démocratique »

Bâle, 19 juin 2007 (Apic) Christine Egerszegi-Obrist, « première citoyenne du pays », a défendu le principe de la liberté religieuse devant l’Assemblée des délégués de la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS). Les délégués de la FEPS, réunis à Bâle du 17 au 19 juin, ont été encouragés par la présidente du Conseil national.

Comme l’avait fait le premier jour le pasteur Thomas Wipf, président du Conseil de la FEPS, Christine Egerszegi-Obrist a souligné l’intangibilité de la liberté religieuse telle que la définissait déjà la Constitution fédérale de 1874. Cette liberté implique le droit de changer de religion. Or il faut constater que la liberté de conversion est souvent entravée par des barrières liées à des traditions culturelles ou familiales. « C’est une question à laquelle il faudra faire face à l’avenir », a-t-elle estimé.

« La liberté religieuse est la carte de visite d’un Etat démocratique », a souligné C. Egerszegi-Obrist. Pour elle, l’Etat doit être le pilier des libertés individuelles. Les symboles religieux – le voile par exemple – ne représentent pas une provocation à l’égard d’une société habituée à voir l’habit ecclésiastique dans la rue. « Mais il est impératif que tous ces symboles puissent être librement revêtus ou enlevés ».

La présidente du Conseil national, la Chambre du peuple au Parlement fédéral, reconnaît le rôle majeur du Conseil suisse des religions (Swiss Council of Religions/SCR), fondé à l’initiative du pasteur Wipf. La présidente du Conseil national a exprimé son souhait que le Conseil des religions, interlocuteur de la Confédération pour les affaires religieuses, contribue à la « consolidation de la paix religieuse ».

La structure politique de la Suisse offre divers moyens de participation démocratique aux particuliers et aux communautés, ainsi que l’a rappelé Christine Egerszegi-Obrist. « Mais il n’y a pas de droits sans devoirs ». Le respect mutuel fondé sur les valeurs démocratiques et sociales de base est une condition absolue. L’Eglise réformée offre pour cela une voie et des valeurs. « Ne serait-ce que pour cette raison, l’Eglise protestante mérite de continuer à jouer un rôle important dans la société », a-t-elle insisté.

L’Assemblée des délégués est le parlement (législatif) de la FEPS. Elle se réunit deux fois par année, en juin, sur l’invitation de l’une des Eglises membres, et en novembre à Berne. Aux septante délégués des Eglises membres se joignent des représentants de la Conférence de diaconie et de la Conférence femmes (deux délégués chacune, qui ont droit de parole et de proposition). La présente assemblée d’été s’est conclue à Bâle ce mardi. (apic/com/feps/be)

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