1’300’000 fidèles dans le monde

Rome: Le pape approuve l’élection de l’archevêque grec-melkite de Petra et de Philadelphie

Rome, 26 juin 2007 (Apic) Benoît XVI a donné son consentement à l’élection de l’archevêque de Petra et de Philadelphie de l’Eglise grecque melkite, en Jordanie, Mgr Yasser Ayyach. Selon un communiqué du Bureau de presse du Saint-Siège, le 26 juin 2007, le nouvel archevêque a été élu par le Synode des évêques de cette Eglise orientale réuni à Ain Traz, au Liban, du 18 au 23 juin dernier.

L’Eglise grecque-melkite catholique, qui environ compte environ 1’300’000 fidèles, dont une majorité en diaspora, regroupe des chrétiens arabophones de rite byzantin des patriarcats chalcédoniens d’Antioche, d’Alexandrie et de Jérusalem.

Elle est née en 1724 lorsqu’un pro-catholique fut élu patriarche d’Antioche par les chrétiens de Damas et qu’une semaine plus tard, un synode réuni à Constantinople choisit un orthodoxe. Il y eut désormais un patriarche grec-melkite orthodoxe et un patriarche grec-melkite catholique d’Antioche.

Au 19e siècle, deux grands patriarches grecs-melkites-catholiques, Maximos III Mazloum et Grégoire II Joseph, étendirent et développèrent leur Eglise, reconnue par le sultan ottoman à partir de 1848. En 1838, le patriarche avait pris de titre de «patriarche d’Antioche et de tout l’Orient, d’Alexandrie et de Jérusalem». L’Eglise melkite a sans relâche veillé depuis à maintenir ses traditions propres et à rappeler à Rome le respect des droits des patriarches et de la discipline orientale. Son influence a été non négligeable au Concile Vatican II (1962-1965), où le patriarche Maximos IV était en quelque sorte la «voix de l’Orient».

Elu en 2000, le chef de l’Eglise grecque-melkite catholique est actuellement Grégoire III Laham, résidant à Damas. Il porte le titre de porte le titre de Patriarche d’Antioche et de tout l’Orient, d’Alexandrie et de Jérusalem. En octobre 2005, alors qu’il participait au Synode des évêques sur l’Eucharistie au Vatican, celui-ci n’avait pas caché sa différence de vues avec Rome concernant le célibat des prêtres. Il avait alors affirmé qu’il n’y avait pas, selon lui, de fondements et de raisons théologiques au célibat sacerdotal défendu par Rome, rappelant aussi qu’il y avait des prêtres mariés dans l’Eglise orientale. En Jordanie, l’archevêque de l’Eglise grecque-melkite catholique porte le nom d’archevêque de Petra et de Philadelphie (l’ancien nom grec d’Amman). (apic/imedia/ami/be)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/rome-le-pape-approuve-l-election-de-l-archeveque-grec-melkite-de-petra-et-de-philadelphie/