Rome: Test permettant de connaître le sexe d’un bébé dès six semaines
Rome, 26 juin 2007 (Apic) L’Académie pontificale pour la vie s’inquiète du risque d’eugénisme que représente le test de dépistage génétique récemment commercialisé par une firme britannique et qui permet de connaître le sexe d’un bébé dès la sixième semaine de grossesse.
Interrogée par I.Media, l’Académie pour la vie dénonce la possibilité d’effectuer une discrimination en fonction du sexe dans les délais légaux d’avortement et met en garde contre le désir de « l’enfant parfait ».
« Les gens veulent contrôler le sexe de leur enfant », regrette-t-on ainsi à l’Académie pontificale pour la vie, avant de s’inquiéter du nombre grandissant « des parents qui veulent avoir l’enfant parfait ». En soulignant le risque d’eugénisme, l’Académie indique que l’on s’oriente « vers toute une série d’autres tests du même genre », comme ceux « pour diagnostiquer les prédispositions de l’enfant au cancer ».
Ce type de test va se multiplier, prévient-on au Vatican, sachant que « les compagnies les lanceront lorsqu’elles seront assurées d’avoir un rapport financier ».
Récemment proposé par la firme britannique DNA Worldwide, le test « Pink or blue » (Rose ou bleu) détecte sur l’embryon la présence du chromosome Y, dont seuls les garçons sont porteurs, à partir d’une goutte de sang de la mère. Coûtant entre 278 et 350 euros, ce test est jugé « fiable à 99 % » par la firme qui s’engage à rembourser les parents en cas d’erreur.
« Cette information pouvait déjà être obtenue par le diagnostic préimplantatoire, mais celui-ci était beaucoup plus cher, plus difficile à réaliser et énormément contrôlé », a indiqué l’Académie pontificale pour la vie, regrettant qu’avec ce nouveau type de test tous ces obstacles soient désormais « dépassés ».
L’Académie pontificale pour la vie se félicite du fait que, par exemple, la France ait choisi d’interdire la commercialisation de ce test sur son territoire mais remarque que, commercialisé sur Internet à grand renfort de publicité, « il peut être utilisé dans n’importe quel pays ».
DNA Worldwide refuse officiellement de distribuer son test en Inde et en Chine, deux pays où les avortements sélectifs en fonction du sexe et l’infanticide sont courants. Ainsi, en Inde, où les filles sont considérées comme ’problématiques’, au moins 10 millions de bébés de sexe féminin auraient été avortés au cours des 20 dernières années. (apic/imedia/ami/pr)
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