Les « croyants non-chrétiens » en augmentation
Lausanne, 29 juillet 2007 (Apic) A peine un Suisse sur cinq est vraiment non croyant. Alors que les fidèles se raréfient, de plus en plus revendiquent « une certaine foi », souvent ouverte à diverses croyances, a récemment expliqué le sociologue Olivier Favre lors de l’assemblée des délégués de l’Alliance évangélique suisse (AES).
Selon un sondage actuel, 22% des Suisses admettent que leur intérêt pour les questions religieuses a augmenté durant ces trois dernières années. Olivier Favre, délégué à l’AES et collaborateur scientifique à « l’Observatoire des religions en Suisse » à l’Université de Lausanne, a classé les Suisses en cinq groupes de croyance.
Les « chrétiens exclusifs » (10,6%) croient en Jésus, en la résurrection et en la venue du Règne de Dieu. Ils sont pratiquants, membres d’une Eglise nationale ou libre, et en majorité protestants. Ce groupe a une claire tendance à diminuer.
Les « chrétiens inclusifs » (37,6%) affirment leur préférence pour la foi chrétienne, mais sont aussi ouverts aux autres croyances et à la médecine alternative. Ils proviennent en majorité de l’Eglise catholique, reconnaissent la valeur de la religion et considèrent en majorité la Bible comme une livre inspiré.
Les « indécis » (11,3%) sont surtout des personnes plus âgées et issues de l’Eglise réformée. Ils restent membres de leur communauté ecclésiale, mais ne croient pas en une vie après la mort et n’accordent pas une grande importance à la religion.
Les croyants non-chrétiens en augmentation
Un groupe a tendance à croître: les « croyants non-chrétiens » (22,2%). Ils sont surtout des jeunes et des femmes, prient assez souvent, croient pour certains en la réincarnation et en une force supérieure. Ils rejettent la foi chrétienne et considèrent le Bible comme un livre d’histoires.
Les non croyants (18,3%) ont toujours douté de l’existence de Dieu ou ont rejeté toute foi durant leur vie.
Analysant d’autres tendances, Olivier Favre constate que les institutions ecclésiales perdent en influence et que la pluralisation de la vie du croyant s’amplifie. Ainsi, la pratique hebdomadaire de la célébration ne touche plus que 10% de la population. 57% des Suisses ne se rendent au culte ou à la messe que lors des fêtes spéciales ou même jamais. (apic/livenet/ak/bb)
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