France: Entretien avec Mgr Michel Dubost, à un an des JMJ de Sydney
Paris, 17 août 2007 (Apic) Mgr Michel Dubost, évêque d’Evry-Corbeil-Essones, l’évêque alors responsable de l’organisation des JMJ de Paris, ce rendez-vous a créé un nouvel état d’esprit dans l’Eglise de France. Dans une interview accordée au quotidien français « La Croix », il revient sur le sujet, alors que se pointe à l’horizon les JMJ de Sydney, en 2008.
L’évêque, président du comité d’organisation des JMJ de Paris, confie avoir également eu des craintes. Surtout que la première des interrogations tournait autour de l’argent: « Combien cela va-t-il coûter? Car toutes les JMJ ont été déficitaires – sauf Paris, de justesse. »
Surtout, assure Mgr Dubost, on avait intériorisé la défaite, le fait que l’Église était incapable d’accéder aux jeunes : donc, comme on n’en était pas capable, mieux valait ne pas le faire! « La théologie de l’ensevelissement nous inhibait. Mais nous avons tourné la page où nous faisions un complexe vis-à-vis de la modernité. Ces JMJ nous ont fait prendre conscience de notre force dans notre faiblesse. Désormais, dans le monde moderne, nous pouvions être humbles, mais fiers! »
L’évêque évoque également le rôle du cardinal Lustiger, aujourd’hui décédé. « Dans l’histoire des JMJ, il y a une préhistoire dans laquelle le cardinal Lustiger a joué un grand rôle. Jusque-là, il semblait impossible d’organiser des rassemblements de jeunes de milieux et d’options différentes. Je me souviens qu’avant la venue du pape à Paris en 1980, personne ne voulait prendre la responsabilité d’organiser la rencontre au Parc des Princes, car on estimait que c’était voué à l’échec. Quand ensuite, en 1983, Jean Paul II est venu à Lourdes, je me suis dit que la télévision ne pouvait montrer que des personnes âgées et qu’il fallait quelque chose de spécifique pour les jeunes. Mgr Lustiger avait été le seul à me soutenir là-dessus! »
La réticence de certains évêques
Certains évêques de France ne semblaient-ils pas un peu réticents, au début du moins? « Qu’on le veuille ou non, les JMJ sont entrées dans notre histoire. Elles font partie de ce que l’Église offre aux jeunes du monde entier. C’est un rendez-vous attendu par beaucoup de jeunes. Et si les évêques de France ont mis du temps à entrer dans cette dynamique, ils sont aujourd’hui très participants ». Avec les JMJ, « nous nous sommes rendu compte que la catéchèse était importante. Cela a créé un changement d’attitude qui n’est pas étranger au texte d’orientation sur la catéchèse voté l’an dernier par notre Assemblée plénière à Lourdes ».
Et qu’est que l’évêque attend encore des JMJ? « De même que beaucoup de jeunes, j’attends avec impatience que les JMJ aillent en Afrique. Bien sûr, il y a des difficultés d’organisation, et il nous faudra travailler avec les Africains, mais dans cette mondialisation, il faut donner toute sa place à l’Afrique. Je crois aussi qu’il ne faut pas oublier les questions pastorales ». Quelle pratique religieuse peut se célébrer tous les deux ans? « C’est problématique. Les JMJ nous invitent à inventer autre chose qui corresponde mieux à la culture contemporaine de consommation ».
Rome: « Modifications » effectuées sur l’encyclopédie en ligne « Wikipedia »
Le Saint-Siège n’a rien à voir avec, assure le père Lombardi
Rome, 17 août 2007 (Apic) Les accusations adressées au Saint-Siège d’avoir manipulé un article de l’encyclopédie en ligne ’Wikipedia’, sont dénuées « de tout sérieux et de toute logique », a indiqué jeudi soir le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, le père Federico Lombardi.
Selon des informations révélées le même jour sur le site internet de la BBC, la « fiche » biographique du chef du parti politique d’Irlande du Nord, Gerry Adams, aurait été modifié à partir d’un ordinateur du Vatican.
Il s’agit d’accusations dénuées de tout sérieux et de toute logique, a ainsi affirmé le père Lombardi, soulignant qu’il est « absurde de seulement imaginer qu’une initiative similaire puisse avoir été prise en considération ».
Beaucoup d’ordinateurs au Vatican
Pour le père Lombardi, « une simple vérification journalistique serait suffisante pour comprendre que la modification de l’article sur internet n’a rien à voir avec le Saint-Siège ».
Il faut tenir compte que, au Vatican, « évidemment, il y a beaucoup d’ordinateurs » et il est « bien sûr possible que quelqu’un, comme personne privée, puisse avoir eu accès à ’Wikipedia’ », a expliqué le père Lombardi. Mais le « Saint-Siège n’a bien évidemment rien à voir avec tout cela ».
Selon des informations révélées par la BBC, une information embarrassante aurait disparu de la « fiche » de Gerry Adams, chef du parti catholique d’Irlande du Nord, le Sinn Fein, et celle-ci aurait été modifiée à partir d’un ordinateur du Vatican.
’Wikipedia’ est une encyclopédie libre en ligne, à laquelle chaque internaute peut librement contribuer en modifiant par exemple certaines informations. Depuis le 13 août dernier, un logiciel – le ’Wikiscanner’ – permet à tout internaute de trouver à quels organismes ou entreprises appartiennent les adresses IP des ordinateurs d’où ont été modifiées anonymement des notes de l’encyclopédie libre. (apic/imedia/ms/pr)
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