Le «numéro 2» du Vatican répond à Amnesty
Rome, 20 août 2007 (Apic) Réagissant à la décision de l’organisation Amnesty international (AI) de soutenir officiellement le droit à l’avortement en cas de viol, le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, a réaffirmé l’importance de «sauver la vie, même si elle est le fruit d’une violence».
Le «numéro 2» du Saint-Siège s’est exprimé sur les ondes de Radio Vatican, le 20 août 2007. Il a aussi rappelé la préoccupation du pape pour les communautés chrétiennes au Proche-Orient.
«Il faut sauver la vie, même si elle est le fruit d’une violence», a ainsi lancé le cardinal Bertone. Pour lui, «on ne peut pas ajouter à un homicide un autre homicide, le meurtre d’une autre personne» car ce sont des «sujets humains, avec toute leur dignité d’être humain».
Pour le secrétaire d’Etat du Saint-Siège, il faut plutôt «lutter contre la violence envers les femmes, contre cette forme inhumaine de violence qu’est le viol, lutter tous ensemble et défendre la dignité des femmes, de n’importe quelle femme».
En avril 2007, direction d’Amnesty International, après deux années de réflexion, avait décidé de donner officiellement son soutien au droit à l’avortement en cas de viol et pour les femmes dont la vie est mise en danger par leur grossesse. Une prise de position immédiatement condamnée par le cardinal Martino, président du Conseil pontifical Justice et Paix, qui avait invité les catholiques à ne plus financer les activités de l’organisation. Amnesty International, fondée en 1961 par Peter Benenson, un Anglais converti au catholicisme, était jusqu’à aujourd’hui officiellement neutre sur le problème de l’avortement.
Dans son interview à Radio Vatican, le cardinal Bertone a aussi affirmé que l’une des «préoccupations brûlantes» de l’Eglise et du pape, «cette année et aujourd’hui», était «justement le problème des communautés chrétiennes au Proche-Orient». «Le problème du Liban est un problème central, mais nous pensons aussi au problème de la Terre Sainte en tant que telle, d’Israël et de la bande de Gaza». «Nous pensons aussi aux situations des chrétiens en Irak, aux menaces que subissent les chrétiens», a-t-il souligné, ajoutant que «nous devons tous nous engager pour que soit donnée à tous une patrie sûre et un lieu sûr de vie en commun, de subsistance, un lieu où l’on peut vivre dans l’amitié et le partage, comme cela s’est fait durant des siècles, par exemple en Irak». (apic/imedia/ms/pr)
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