Un potentiel « illimité »
Nairobi, 22 août 2007 (Apic) Deux compagnies, l’une chinoise et l’autre kényane, se sont associées pour produire des panneaux solaires, directement au Kenya, un pays qui, si il pouvait convertir en électricité toute l’énergie solaire qu’elle détient, produirait 3000 millions de watts, c’est-à-dire 250 fois ce dont elle a besoin.
La nouvelle « Pan African Technologies » – pour un investissement total de 9 milliards de shillings (98 millions d’euros) – appartient à 70% à « Beijing Tianpu Xianxing Enterprises » et à 30% à la compagnie kényane « Electrogen Technologies ». L’accord entre ces deux compagnies prévoit que les matières premières pour la construction des panneaux solaires proviendront du Kenya, tandis que dans l’usine, qui sera construite à Nairobi, un minimum de 100 ouvriers chinois spécialisés sera embauché.
Parti à toute allure, le marché kényan de l’énergie solaire a été brusquement freiné par les coûts des panneaux qui doivent être importés de l’étranger, un coût qui devrait être désormais réduit par la production sur place.
Parmi les projets de « Pan African Technologies » figure celui de fournir des panneaux solaires dans le cadre de la requalification du bidonville de Kibera, dans la capitale, annoncée par le gouvernement kényan, de même que l’exportation vers le Soudan voisin. Au Kenya, la diffusion de l’énergie solaire semble plus difficile que prévu dans les zones rurales, comme s’en sont rendu compte des dizaines d’entreprises d’importation de panneaux qui ont dû fermer.
En général, une famille de ces zones ne peut se permettre qu’une installation rudimentaire, en mesure d’alimenter la télévision et quatre ampoules, d’un coût de 20’000 shillings (218 euros). Un peu plus de 100’000 foyers ont eu recours jusqu’à présent à l’énergie solaire ne peuvent pas encore compter sur le réseau électrique national. Mais au cours des dernières années, le programme d’extension des lignes électriques a progressé dans les zones rurales, portant davantage d’énergie: le gouvernement de Nairobi estime qu’il dépensera 8 milliards de shillings (équivalent à 87 millions d’euros) pour l’année 2007.
Dans tous les cas, si ce n’est par le biais de l’usager particulier, le secteur de l’énergie solaire a de bonnes possibilités de s’étendre avec les investissements publics: un projet gouvernemental a en effet versé 300 millions de shillings (3,2 millions d’euros) pour installer des panneaux solaires dans les écoles secondaires de quatre provinces du pays. (apic/misna/pr)
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