Beaucoup a été fait, mais beaucoup reste à faire

Afrique: Accès amélioré aux traitements anti-rétroviraux

Brazzaville, 29 août 2007 (Apic) L’accès aux traitements anti-rétroviraux, qui était de 2% en 2003, est passé à 30%, fin 2006. C’est ce qu’a annoncé lundi le docteur Luis Gomes Sambo, directeur régional de l’organisation mondiale de la santé (Oms) pour l’Afrique, à l’occasion de l’ouverture de la 57ème session du Comité régional de l’Oms à Brazzaville.

«La pandémie du sida continue d’être une source de préoccupation, même si à certains égards, quelques bons résultats ont été enregistrés, tels que l’amélioration de l’accès aux traitements anti-rétroviraux», a-t-il dit. En soulignant les progrès réalisés dans la lutte contre le fléau qui frappe le continent, le responsable régional de l’Oms n’a pas manqué de rappeler que beaucoup reste à faire dans ce domaine. À ce propos, il dira : «Nous ne devons pas oublier qu’environ 70% des malades demeurent encore sans traitement». Selon des données fournies par l’Oms, plus de 2,2 millions de personnes sont infectées chaque année par le virus du sida. «Le VIH-sida décime, en moyenne, 8’000 personne par jour», a dit de son côté Isodore Mvouba, Premier ministre congolais. «Force est de constater que les Objectifs du millénaire pour le développement en matière de santé en Afrique seront hors de portée des peuples africains à l’horizon 2015», a-t-il ajouté.

La prévention comme premier remède

Face à une telle situation, aggravée par le manque de personnel de santé, Luis Gomes Sambo a particulièrement insisté sur l’importance de la prévention comme principale stratégie de lutte. Outre le sida, le continent noir a obtenu quelques résultats en ce qui concerne d’autres pathologies. Il en est ainsi du paludisme et de la lèpre. «Dans le cadre de la lutte contre le paludisme nous commençons à enregistrer un impact positif», dira le responsable local de l’Oms, et ce, grâce à la distribution de moustiquaires imprégnées. Quant à la lèpre, 42 pays africains ont déjà atteint le seuil de son élimination. En d’autres termes, un taux de prévalence inférieur à 1 cas sur 10’000 habitants. L’actuelle session du Comité régional de l’Oms regroupe 46 ministres africains de la Santé ou leurs représentants, avec la participation de Margaret Chan, directrice générale de l’Oms. (apic/misna/js)

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