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Appel à prier et à travailler pour la sauvegarde de l’environnement
Rome, 5 septembre 2007 (Apic) Benoît XVI a appelé à prier et à travailler pour la défense de l’environnement, le 5 septembre. 16’000 fidèles assistaient à l’audience générale sur la place Saint-Pierre dont 1’500 missionnaires de la charité et collaborateurs de Mère Teresa de Calcutta, décédée il y a 10 ans jour pour jour.
Le pape, très enroué, s’est d’abord excusé pour «sa voix un peu abîmée». «Je ferai de mon mieux», a-t-il ainsi indiqué aux pèlerins venus l’écouter. A l’issue de l’audience générale, il a essentiellement apporté son soutien à la rencontre promue au Groenland par le patriarche oecuménique de Constantinople, Bartholomé Ier, sur le thème ’Arctique : miroir de la vie’. «Le respect des ressources en eau et l’attention au changement climatique sont des sujets d’une très grave importance pour la famille humaine toute entière», a alors lancé le pape. «Encouragé par la prise de conscience croissante du besoin de préserver l’environnement, j’invite chacun d’entre vous à se joindre à moi pour prier et travailler pour un plus grand respect pour la création de Dieu», a demandé le souverain pontife.
Depuis dix ans, le patriarche oecuménique de Constantinople – parfois baptisé ’le patriarche vert’ – organise une rencontre écologique annuelle réunissant représentants religieux, scientifiques et journalistes dans une zone de la planète particulièrement menacée. Jean-Paul II (1978-2005), tout autant que Benoît XVI, ont déjà apporté à plusieurs reprises leur soutien à ces initiatives.
Le pape insiste sur les questions environnementales
Le pape est très sensible aux questions environnementales. Lors de son pèlerinage à Lorette, les 1er et 2 septembre dernier, il avait appelé les jeunes à un sursaut écologique. «Avant qu’il ne soit trop tard, il convient d’adopter des choix courageux qui sachent recréer une forte alliance entre l’homme et la terre. Il faut un oui décisif à la sauvegarde de la création et un profond engagement pour éviter les tendances qui risquent de conduire à des situations de destruction irréversible», avait insisté Benoît XVI devant 500 000 jeunes.
Au cours de sa catéchèse, le 5 septembre, le pape s’est une nouvelle fois arrêté sur la figure et l’enseignement de saint Grégoire de Nysse (335-394). «La fin de l’homme est de se rendre semblable à Dieu et il atteint cette fin par l’amour, la connaissance et la pratique de la vertu», a déclaré le souverain pontife. «Grégoire rappelle aussi que le Christ est présent dans les pauvres et qu’ils ne doivent donc jamais êtres outragés», a poursuivi le pape. Saluant les fidèles italiens, il a ainsi adressé un message aux missionnaires de la charité, héritiers de mère Teresa de Calcutta, disparu il y a 10 ans.
«Chers amis, la vie et le témoignage de cette disciple authentique du Christ sont une invitation pour vous et pour toute l’Eglise à servir toujours fidèlement Dieu dans les plus pauvres et les plus faibles. Continuez à suivre son exemple et soyez toujours partout les instruments de la miséricorde divine», a conclu le pape.
Enfin, comme à l’accoutumée, Benoît XVI a salué prélats, officiels et pèlerins, ainsi qu’un groupe de rabbins et d’évêques américains de retour d’un pèlerinage à Auschwitz. Ces derniers ont remis au pape un prix baptisé Nostra Aetate, du nom de la déclaration conciliaire d’octobre 1965 sur les relations de l’Eglise avec les religions non chrétiennes, et en particulier avec le judaïsme. Au terme de l’audience générale, Benoît XVI s’est entretenu en privé avec Farouk al-Charaa, le vice-président syrien. Il a ensuite regagné par hélicoptère sa résidence d’été de Castel Gandolfo. (apic/imedia/hy/bb)
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