Pour « l’évêque des jeunes », Sydney est un message à recevoir
Soleure, 6 septembre 20007 (Apic) Mgr Denis Theurillat, « l’évêque des jeunes » pour la Suisse, leur adresse un message en vue de la Journée Mondiale de la Jeunesse (JMJ) qui se tiendra en juillet 2008 à Sydney, en Australie. « Sydney, c’est un lieu bien sûr. Mais ce lieu résonne aussi comme un message à recevoir », écrit Mgr Theurillat.
« Quelques mois après le rassemblement européen de Taizé à Genève, qui sera aussi une nouvelle Pentecôte, je crois aussi à cette nouvelle Pentecôte à Sydney et dans le monde entier », lance enthousiaste « l’évêque des jeunes ».
« Chers jeunes, écrit Mgr Theurillat, il y a des messages que nous recevons et qui nous font du bien (.), car ils nous enrichissent et nous encouragent, ils nous motivent et nous enthousiasment ». Parmi les messages reçus du pape Benoît XVI durant l’été, il en est un qui a particulièrement retenu l’attention de l’évêque auxiliaire du diocèse de Bâle: le message adressé aux jeunes, à l’occasion de la Journée Mondiale de la Jeunesse (JMJ), qui sera célébrée en juillet 2008, à Sydney.
C’est un message « merveilleux », car il donne envie, vraiment, d’être témoin, lance Mgr Theurillat. « Il donne envie, c’est sûr, d’écouter la Parole de Dieu, qui est libératrice, mais aussi de la transmettre plus loin, évidemment déjà là, où nous vivons chaque jour ».
Il faut s’engager et porter témoignage
« La JMJ, depuis le début de son histoire, nous fait de plus en plus prendre conscience, que nous n’avons pas à rester passifs dans la vie de notre foi, dans le sens où nous n’avons pas à être uniquement des consommateurs de la Parole de Dieu. Au contraire, avec cette Parole, nous devons faire quelque chose. Naturellement, la JMJ consiste à nous rendre à un endroit où les jeunes du monde sont invités à se retrouver: endroit choisi, chaque fois, par le pape. Elle consiste dans le fait de vivre la fraternité et l’amitié avec les jeunes du monde. Elle nous révèle qu’il faut célébrer Dieu et être à son écoute. Mais il nous faut aller plus loin: elle nous révèle qu’il faut s’engager, c’est-à-dire qu’il faut faire quelque chose. Il faut porter témoignage ».
« Mais voilà, poursuit Mgr Theurillat, à partir de quel moment pouvons-nous parler de témoignage ? Le témoignage naît ou commence de naître et de grandir au moment où la Parole de Dieu, que nous entendons si souvent (.) commence à nous travailler, donc commence à nous façonner et à nous transformer. (.) L’un des résultats de cette transformation consiste alors dans ce fait que nous ne pouvons plus nous taire et que nous ne pouvons plus rester assis ».
Sydney, « une nouvelle Pentecôte »
Il faut donc se lever, insiste « l’évêque des jeunes », rappelant que le pape Benoît XVI « nous demande d’être ou de devenir toujours plus des témoins, donc des missionnaires au sens fort de ce mot. Il s’agit de parler au nom d’un autre, c’est-à-dire, il s’agit de parler au nom de l’Autre. Il s’agit d’annoncer cet Autre et, si possible de L’imiter dans ses actes et ses paroles ».
« Dans son message, le pape parle d’une nouvelle Pentecôte. Pour vivre une nouvelle Pentecôte, il faut nécessairement qu’une Personne nous précède et qu’elle nous éclaire le chemin. Nous pouvons directement aller jusqu’au bout de la réflexion: Il faut que nous nous laissions habiter par cette Personne. Revenons alors maintenant à cette Présence. Cette Personne, nous en connaissons le nom: l’Esprit-Saint ».
Mais voilà, se demande-t-il, comment accueillir l’Esprit-Saint en nous ? « Le pape nous invite à le faire en nous rappelant l’importance des sacrements, particulièrement des sacrements d’initiation. Il nous exhorte, par exemple, à découvrir toute la signification du baptême et de la confirmation. Il dit : ’Que celui qui a reçu les sacrements du baptême et de la confirmation se souvienne qu’il est devenu Temple de l’Esprit. ’Dieu habite en lui.’ Il ajoutera presque aussitôt: ’Pour croître dans la vie chrétienne, il est nécessaire de se nourrir du corps et du sang du Christ: en effet nous sommes baptisés et confirmés en vue de l’eucharistie. Chaque fois que nous célébrons la messe, nous recevons l’Esprit-Saint, qui nous unit plus profondément au Christ et qui nous transforme en lui’. »
« Très souvent, poursuit-il, vous le savez bien, je célèbre la confirmation dans les paroisses du diocèse de Bâle, dans lequel je me trouve. Chaque confirmation demeure un événement, car je suis, à chaque fois, impressionné par ces paroles que je prononce lors de l’onction avec le saint-chrême: ’sois marqué-e par l’Esprit-Saint, qui est le don de Dieu.’ Je lie toujours cette Parole à ce moment où Jésus, le Ressuscité, apparaît à ses disciples et leur dit: ’La paix soit avec vous.’ Et puis un peu plus loin: ’Recevez l’Esprit-Saint.’
« De plus en plus, dans la vie de ma foi, je découvre combien l’Esprit-Saint n’est pas une idée ou un concept ou encore quelque chose de diffus ou de vague. Je découvre de plus en plus combien l’Esprit-Saint est quelqu’un, une Personne, la troisième personne de la Trinité-Sainte. »
« Alors vous comprenez, chers jeunes, pourquoi ce Souffle de Dieu est absolument indispensable et, je dirai, dès le départ de notre travail de témoins. Sans ce souffle, nous nous essoufflerions. Sans lui, pouvons-nous dire, nous n’aurions pas de souffle. Nous nous étoufferions et nous mourrions. Avec lui, nous nous oxygénons toujours plus et nous vivons de plus en plus intensément ! », conclut-il avant d’inviter les jeunes à se préparer « à ce grand événement de la JMJ » qui se déroulera quelques mois après le rassemblement européen de Taizé à Genève, qui sera aussi, comme les JMJ de Sydney, « une nouvelle Pentecôte ». (apic/com/be)
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