« Le petit Lourdes fribourgeois »
Broc, 11 septembre 2007 (Apic) Quelque 250 personnes ont participé au traditionnel pèlerinage d’automne à Notre-Dame des Marches, le 11 septembre. Présidé par l’abbé Agnell Rickenmann, ancien secrétaire de la conférence des évêques suisses, actuel curé d’Oberdorf dans le canton de Bâle Campagne et collaborateur académique à l’Université de Fribourg, ce fut l’occasion de repenser la gratuité du don divin et de la place exceptionnelle da Marie dans l’économie du salut.
Par un temps beau, mais très frais, quelque 250 personnes ont fait le déplacement à Notre-Dame des Marches pour participer au pèlerinage d’automne, pour la plupart des gens venus du canton de Fribourg, mais aussi un groupe de paroissiens d’Oberdorf (dans le canton de Bâle Campagne) accompagnant le célébrant, l’abbé Agnell Rickenmann. Dans son mot de bienvenue, l’organisateur de la cérémonie a rappelé que si, l’an dernier, c’était l’abbé Amherdt, ordonné prêtre par le pape Jean Paul II, qui avait présidé le pèlerinage, cette année, c’est l’abbé Rickenmann ordonné, lui, par un certain Monseigneur Joseph Ratzinger.
Le texte d’Isaïe proposé en première lecture a permis de réfléchir à la présence de l’Esprit sur tout être humain, alors que la deuxième lecture, tirée de la deuxième lettre de Saint Paul aux Corinthiens, a rappelé que le Seigneur soulage de toute détresse. L’Evangile de Saint Luc a ramené la pensée au centre de la foi chrétienne en relatant l’Annonciation. Dans son homélie, l’abbé Rickenmann, reprenant l’essentiel des trois textes, a mis l’accent sur cette foi qui est au coeur de Marie, elle qui a accepté ce qui humainement est impossible. Si nous humains, dit le prédicateur, avons l’impression d’acquérir toujours plus de pouvoir grâce au développement des sciences et sommes fiers de reculer les frontières de l’impossible, nous devons reconnaître que « tout n’est pas possible à l’homme ». Les guerres, les souffrances de tous ordres, les maladies incurables, la mort, tout cela échappe à notre pouvoir. Le reconnaître, c’est comprendre que l’humain est limité, alors que « rien n’est impossible à Dieu ». La Vierge Marie a compris la première que tout ce qui lui a été ouvert dépasse infiniment tout ce qu’elle peut concevoir. « Le ’oui’ qu’elle a dit à l’ange lui a ouvert le chemin pour devenir la Mère de Dieu ». Agnell Rickenmann voit dans la situation exceptionnelle de Marie un exemple pour chaque chrétien : apprendre à reconnaître ses limites et sa dépendance à l’égard de Dieu et en imprégner sa vie.
Il se dit en outre convaincu qu’un renouveau de la foi est tout à fait possible, et en donne pour signes les différentes quêtes de spiritualité dans ce monde submergé par les questions matérielles.
Le pèlerinage s’est terminé par la procession vers le sanctuaire et la bénédiction des fidèles. (Apic/Jacques Schouwey)
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