Dakar, 19 septembre 2007 (Apic) Pas moins de 40 milliards de dollars seraient pillés chaque année dans les pays les plus pauvres de la planète pour finir dans les poches de fonctionnaires corrompus.
C’est ce qu’avancent des techniciens ayant récemment lancé un projet par lequel la Banque mondiale et autres institutions internationales entendraient récupérer et restituer les sommes. D’après les données diffusées, les pays africains perdent 25% de leur Pib (produit intérieur brut) à cause de la corruption, l’équivalent de plus de 100 milliards d’euros.
Le projet prévoit notamment des pressions sur les pays développés pour qu’ils adoptent des «normes plus strictes en matière de blanchiment d’argent sale». À ce propos, Ngozi Okonjo-Iweala, ancien ministre nigérian des finances, à l’origine du recouvrement de 500 millions de dollars volés par l’ancien dictateur Sani Abacha, estime que l’initiative marque «un rééquilibrage» des responsabilités du Sud et du Nord dans la lutte anti-corruption. La Suisse, longuement considérée comme le grenier des fonds ’blanchis’, a annoncé son soutien à l’initiative. Au niveau mondial, les flux transfrontaliers des profits issus de la corruption, de fraudes fiscales et d’activités criminelles sont estimés par l’ONU à entre 600 et 1000 milliards d’euros par an. (apic/misna/pr)
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