Colombie: Le mouvement des victimes des paramilitaires ne veut plus de «Chiquita»

La multinationale avait reconnu avoir pays des paramilitaires

Bogota, 19 septembre 2007 (Apic) Les victimes des violences paramilitaires ont demandé à ce qu’il soit interdit à la multinationale de bananes «Chiquita» – qui a avoué ses rapports avec les paramilitaires – de travailler en Colombie.

Le «Mouvement des victimes» entend demander au ministère du Commerce le retrait de toutes les licences commerciales attribuées à la multinationale et à ses filiales: «Que se passerait-il si une compagnie colombienne était accusée de complicité dans le meurtre de travailleurs, aux États-Unis?», s’est demandé ironiquement Ivan Cepeda, chef du Mouvement qui rassemble la plupart des victimes des paramilitaires.

Un porte-parole de «Chiquita» a répondu en affirmant que la compagnie ne travaille plus en Colombie depuis 2004 ; mais, selon d’autres sources, «Chiquita» continue de s’approvisionner en bananes colombiennes par le biais d’un intermédiaire. Il y a deux jours, un tribunal de Washington avait émis une sentence controversée, considérant valable un accord conclu en mars dernier entre les dirigeants de «Chiquita Brand» et le gouvernement américain: la condamnation à payer une amende de 25 millions de dollars et un aveu public de culpabilité, en échange de la renonciation par le Parquet à d’ultérieures procédures judiciaires.

En mars, la compagnie avait avoué avoir versé entre 1997 et 2004 – par le biais de sa filiale colombienne ’Banadex’ – près de 1,7 millions de dollars aux paramilitaires «pour la protection de ses employés» dans les régions septentrionales d’Urabá (Antioquia) et de Santa Marta (Magdalena). (apic/misna/pr)

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