Genève: L’élection de la nouvelle présidente de l’UCIP n’est pas validée par le Saint-Siège
Genève, 4 juin 2007 (Apic) Surprise pour le moins désagréable dans le landerneau de la presse catholique: le Saint-Siège n’a pas validé l’élection de la journaliste sud-africaine Else Marie José Strivens, élue le 8 juin dernier à Sherbrooke nouvelle présidente de l’UCIP, l’Union catholique internationale de la presse. Motif: la politique restrictive en matière de visas du gouvernement canadien qui a empêché un certain nombre de membres de l’UCIP de participer au Congrès mondial tenu du 3 au 10 juin à l’Université anglicane Bishop’s, dans les Cantons-de-l’Est, au Québec.
La journaliste sud-africaine Else Marie José Strivens, chercheuse en chimie de formation, mère de cinq enfants adultes, avait été choisie par les membres présents au cours d’une procédure tout à fait démocratique. D’après l’article 9 des statuts de l’UCIP, le président, les vice-présidents, le secrétaire général et le trésorier sont élus parmi des membres par l’assemblée générale. La confirmation de l’élection du président doit être demandée au Saint-Siège, plus précisément au Conseil Pontifical pour les Laïcs à Rome.
C’est ce dernier qui a demandé par voix orale – une lettre de confirmation a été demandée par le secrétaire général de l’UCIP le 4 octobre – que l’UCIP reprenne l’élection à la présidence. Motif invoqué: des membres ont été empêchés de participer à de l’assemblée générale de Sherbrooke à la suite de refus de visas. Il n’est pas dit que la direction de l’UCIP puisse simplement convoquer à nouveau une assemblée générale dans ce but, étant donné que la première a été tenue validement.
L’élection a eu lieu de façon démocratique
Else Strivens a succédé au professeur brésilien Ismar de Oliveira Soares, élu à la tête de l’Union catholique internationale de la presse lors du 19ème Congrès mondial de l’UCIP à l’Université de Fribourg en 2001. Depuis l’adoption des nouveaux statuts de l’UCIP, lors de l’assemblée générale de Bangkok, en Thaïlande, en octobre 2004, il n’est plus nécessaire de faire connaître au Saint-Siège les noms des candidats à la présidence afin d’obtenir son accord. Les autorités du Saint-Siège avaient par contre proposé qu’elles puissent donner leur approbation à la suite de l’élection à la présidence.
En conformité avec cette façon de procéder, immédiatement après le congrès de Sherbrooke, les responsables de l’UCIP ont entrepris cette démarche auprès des autorités du Saint-Siège. C’est suite à un certain nombre de plaintes de membres et d’associations régionales de l’UCIP concernant la politique restrictive du Canada en matière de visas que Rome souhaiterait que l’élection soit organisée une nouvelle fois. Le président sortant, Ismar de Oliveira Soares, devrait par conséquent demeurer en poste jusqu’à ce que l’élection à la présidence soit approuvée par le Saint-Siège.
Cette demande provoque des réactions négatives, notamment de la part de participants à l’assemblée de Sherbrooke, qui estiment que les décisions prises à cette occasion doivent entrer en force. (apic/com/be)
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