Risque d’accidents de la circulation

Guinée: Les prières religieuses désormais interdites sur la voie publique

Conakry, 14 octobre 2007 (Apic) Les prières qu’elles soient musulmanes ou chrétiennes, sont désormais interdite sur la voie publique à Conakry, capitale la Guinée. La circulation est souvent obstruée à cause des fidèles qui occupent la chaussée à l’heure de la prière, dans certaines communes guinéennes.

Le gouverneur de la ville, Malick Sankhon, en a informé les dignitaires religieux lors d’une rencontre, le 7 octobre 2007, a rapporté l’Agence guinéenne de presse (AGP). La mesure d’interdiction des prières dans la rue est aussi valable pour les prières du vendredi comme pour celles des grandes fêtes religieuses de l’Aid el Fitr (fête du ramadan) et l’Aïd el Adha (tabaski ou fête des moutons). Cette décision s’explique par les risques d’accidents de circulation qu’encourent les fidèles. Ils s’exposent ainsi aux dangers de la circulation routière, en priant sur les routes et rues.

La prière sur la voie publique est courante en Afrique. Dans des villes comme Dakar et Bamako par exemple, faute de places suffisantes dans les mosquées pendant les jours de prière hebdomadaire du vendredi, jour saint chez les musulmans, et les jours de fêtes religieuses de la fin du ramadan et la tabaski.

A Dakar, c’est une pratique légendaire à laquelle tout le monde s’accommode. Du fait des foules nombreuses qui débordent dans toutes les rues des grandes mosquées lors des prières du vendredi et des fêtes religieuses, la mairie autorise depuis des décennies, leur barrage par des barrières. Des policiers bloquent aussi la circulation de véhicules dans ces rues. (apic/ibc/vb)

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