« Nous sommes un peuple en voie de disparition »
Jérusalem, 19 octobre 2007 (Apic) Le président israélien Shimon Peres veut une définition plus ouverte du judaïsme, alors que les rabbins ultra-orthodoxes n’acceptent pas les conversions venant des courants plus libéraux du judaïsme. « Nous sommes un peuple en voie de disparition, nous ne sommes pas les Chinois, nous ne sommes que 14-15 millions », a lancé Shimon Peres, qui recevait jeudi des représentants du mouvement du judaïsme réformé.
Le judaïsme réformé, très présent en Occident, notamment aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, fait preuve d’une plus grande souplesse que les courants orthodoxes et ultra-orthodoxe (haredi). Il est ainsi beaucoup plus ouvert notamment en ce qui concerne la consécration de rabbins de sexe féminin ou les conversions au judaïsme.
« Nous devons être plus attentifs, généreux et compréhensifs », a lancé le président israélien, plaidant pour une définition « plus inclusive » du judaïsme. Et d’ajouter que le peuple juif a le droit de décider lui-même qui est un rabbin et qui ne l’est pas. Il a fait ces déclarations jeudi devant les responsables du mouvement de la Réforme de Grande-Bretagne.
Son prédécesseur, le président Moshe Katsav, leur avait refusé l’année dernière le titre de « rabbin » en s’adressant au rabbi Eric Yoffie, président de l’Union pour le judaïsme réformé, qui représente quelque 1,5 million de juifs réformés en Amérique du Nord. En Israël, les juifs réformés, tout comme les adhérents du mouvement conservateur, ont encore peu de poids face à l’establishment orthodoxe. (apic/haar/be)
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