Vaud: Frère Alois, prieur de Taizé, à la cathédrale de Lausanne le 4 novembre
Lausanne, 24 octobre 2007 (Apic) Répondant à l’invitation du Conseil des Eglises chrétiennes du canton de Vaud, frère Alois, qui a succédé en 2005 à frère Roger comme prieur de la communauté de Taizé, ainsi que plusieurs frères de Taizé, animeront une prière à la cathédrale de Lausanne le dimanche 4 novembre à 18 heures.
Cette prière, constituée principalement de chants de Taizé, ouverte à tous, réunira de nombreux participants de tout le canton de Vaud et de Genève.
La venue de frère Alois à Lausanne est une étape dans la préparation de la rencontre européenne qui réunira des dizaines de milliers de jeunes à Genève du 28 décembre 2007 au 1er janvier 2008.
Les jeunes qui viendront de toute l’Europe pour cette rencontre après Noël seront logés dans des familles de Genève, Lausanne et plusieurs autres localités du Canton de Vaud ainsi qu’en France voisine.
Nigeria: L’odieuse exploitation d’enfants béninois dans des carrières au Nigeria
Les petits damnés de la terre, ces oubliés des hommes politiques
Abuja, 24 octobre 2007 (Apic) Ils ont souvent moins de 15 ans, travaillent huit heures par jour, six jours par semaine. C’est le sort de près de 5’000 enfants dans les carrières de graviers au Nigeria, selon les estimations de l’Unicef. Ces enfants ne vont pas à l’école, et lorsqu’ils ne travaillent pas, ils dorment dans la brousse, selon des témoignages recueillis par Misna.
Il s’agit surtout d’enfants béninois, souvent vendus par leurs parents miséreux à des passeurs pour être revendus par la suite au Nigeria. C’est le cas de la petite Irène, âgée de 15 ans et exploitée comme tant d’autres enfants dans la carrière de gravier d’Abeokuta, au sud-ouest du Nigeria.
Za-kpota, (Bénin), le village d’origine d’Irène est notoirement connu pour être la plate-forme du trafic d’enfants avec 70% de mineurs déplacés. Selon l’Unicef, au moins 7’000 enfants victimes de ce trafic travaillent au Nigeria dont près de 5’000 dans les carrières d’Abeokuta pour rapporter à leurs familles – qui les confient aux passeurs – l’équivalent de 15 à 30 euros.
En juin dernier, la brigade de protection des mineurs de Cotonou a publié des statistiques parlant de plus 10’000 enfants victimes de trafic interceptés chaque année aux frontières béninoises. De son côté, l’Organisation internationale du travail (Oit) indiquent que 15 millions d’enfants travaillent au Nigeria, «dont 40% risquent d’être victimes du trafic local et international».
Et que font les autorités? L’avocat béninois Joseph Djogbénou déplore «l’absence de volonté politique réelle et les lourdeurs administratives» qui favorisent «l’accroissement de cette honteuse traite négrière». Une loi répressive en la matière avait été votée en janvier 2006 mais elle n’est toujours pas promulguée. «Il est clair qu’en l’absence de cette loi, certaines personnes continuent sans crainte le trafic», déplore Philipe Duhamelle, représentant de l’Unicef au Bénin. (apic/misna/pr)
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