Et déplore qu’Israël traîne les pieds pour l’application des accords

L’ancien nonce en Israël lance un missile contre la politique d’Israël à l’égard du Vatican

Rome, 16 novembre 2007 (Apic) Mgr Pietro Sambi, ancien nonce apostolique en Israël, a estimé que les relations entre l’Eglise catholique et l’Etat d’Israël étaient meilleures quand il n’y avait pas de relations diplomatiques. Le diplomate lance un missile contre la politique de Tel Aviv: «L’impasse actuelle, dans les tractations, est mystérieuse pour le Saint-Siège, le monde chrétien et tant de pays amis d’Israël mais aussi pour beaucoup de juifs».

Dans une interview parue le 16 novembre 2007 dans la revue en ligne terrasanta.net, Mgr Sambi a aussi expliqué que «la confiance ne s’achète pas» mais «se consolide dans le respect des accords signés et la fidélité à la parole donnée».

«Pour être franc, les relations entre l’Eglise catholique et l’Etat d’Israël étaient meilleures quand il n’y avait pas de relations diplomatiques», a ainsi estimé Mgr Sambi. «Le Saint-Siège a décidé d’établir des relations diplomatiques avec Israël dans un acte de confiance, remettant à plus tard son engagement de régler les aspects concrets de la vie des communautés catholiques et de l’Eglise».

Dans l’interview accordée à la revue publiée par la custodie franciscaine de Terre Sainte, Mgr Sambi a estimé qu’aujourd’hui, «la situation» était «bizarre». «Les accords déjà signés sont valides internationalement mais ils ne sont pas valides en Israël parce que la loi israélienne rend obligatoire l’approbation de la Knesset pour qu’un accord valide internationalement devienne valide sur le territoire israélien», a-t-il expliqué. «Et personne n’a eu la préoccupation de demander l’approbation de la Knesset», a regretté l’ancien nonce en Israël.

Pour Mgr Sambi, il aurait été plus facile de trouver une solution concernant «le problème des visas pour le personnel religieux catholique (.) quand les relations diplomatiques entre le Saint-Siège et Israël n’existaient pas». «La confiance ne s’achète pas au marché, elle se consolide dans le respect des accords signés et la fidélité à la parole donnée», a-t-il martelé. Pour lui, «l’impasse actuelle, dans les tractations, est mystérieuse pour le Saint-Siège, le monde chrétien et tant de pays amis d’Israël mais aussi pour beaucoup de juifs».

Mgr Sambi fut le représentant du pape auprès de l’Etat d’Israël, à Chypre, à Jérusalem et auprès de l’Autorité palestinienne de 1998 à 2005, avant d’être nommé nonce aux Etats-Unis et observateur permanent du Saint-Siège auprès de l’Organisation des Etats d’Amérique. Diplomate très expérimenté, il avait préparé la visite historique de Jean Paul II en Terre Sainte en 2000 et avait résolu la crise de 2002 entre le Saint-Siège et Israël, au moment de l’occupation de la basilique de la Nativité à Bethléem. Il a aussi participé aux négociations, toujours en cours, entre Israël et le Vatican pour la conclusion d’un Accord juridico-financier.

Comme Anne ma soeur Anne.

Le 30 décembre 1993, le Saint-Siège et Israël ont signé un ’Accord fondamental’, premier lien juridique entre les deux pays et qui a porté, le 15 juin 1994, à l’établissement de relations diplomatiques. Cet Accord fondamental réaffirmait en particulier le respect de la liberté religieuse et de culte. Le 10 novembre 1997 avait lieu la signature d’un «Accord juridique» stipulant que l’Etat d’Israël acceptait de reconnaître l’existence légale de certains représentants du Saint-Siège sur son territoire.

Depuis le mois de juillet 2004, le Vatican et Israël ont repris des négociations – interrompues pendant 10 ans – en vue de la conclusion d’un Accord juridico-financier concernant les propriétés ecclésiastiques, les exonérations fiscales sur le revenu des activités commerciales des communautés chrétiennes et le statut juridique de l’Eglise catholique. Rien depuis n’est venu de l’Etat d’Israël.

Fribourg: Appel des évêques pour la collecte en faveur de l’université de Fribourg

Vivre en hommes et femmes responsables

Fribourg, 16 novembre 2007 (Apic) La quête lors des messes du premier dimanche de l’Avent, en Suisse, est attribuée à l’Université de Fribourg. Les évêques appellent les catholiques à la générosité pour soutenir entre autres des projets éthiques, sociaux et pastoraux.

«Vivre en hommes et femmes responsables». C’est par cette devise que les évêques suisses appellent les catholiques à soutenir, le 2 décembre, l’Université de Fribourg. Cet appel est également relayé par l’ancien conseiller fédéral Joseph Deiss, lequel relève que «l’Université de Fribourg s’engage pour les valeurs chrétiennes».

Cela fait presque 60 ans que l’Eglise catholique en Suisse soutient par une quête cette institution. Au départ, cette manne avait permis à l’Université de Fribourg de se développer alors que les subventions fédérales n’existaient pas encore, relève le bulletin officiel de l’Eglise catholique en Suisse romande «Evangile et Mission» dans son édition du 14 novembre. Cette collecte, qui a permis de rassembler 655’334 francs en 2006, soutient des projets ciblés, dans lesquels s’exprime en langage actuel la tradition catholique de l’université. Ainsi, un montant de 100’000 frs a été attribué l’an dernier à l’organisation de cours d’éthique dans toutes les facultés, 111’000 frs à des publications scientifiques, 80’000 francs à des colloques et 50’000 francs à un programme interdisciplinaire d’études catholiques. Une part de la collecte revient à la théologie pastorale (40’000 frs) et aux salaires des aumôniers (62’460 frs). Des bourses ont été versées à des étudiants du tiers monde et de l’Europe de l’Est à hauteur de 68’550 frs, alors que la Fondation Pro Universitate Friburgensi a reçu une part de 59’649 frs. (apic/em/bb)

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