L’Eglise doit éviter de «blesser la sensibilité des autres chrétiens»
Rome, 23 novembre 2007 Les 142 cardinaux réunis en consistoire extraordinaire au Vatican ont débattu, dans la matinée du 23 novembre 2007, du «chemin accompli» en matière d’oecuménisme et des «problèmes actuels». Les prélats ont estimé ont estimé que l’Eglise catholique doit éviter de «blesser la sensibilité des autres chrétiens», indique un communiqué publié à Rome.
Le communiqué distribué par le Bureau de presse du Saint-Siège précise en effet qu’il a été fait mention de l’importance d’utiliser des «formes de communication attentives à ne pas blesser la sensibilité des autres chrétiens». Les cardinaux devaient se retrouver pour une deuxième session de travail dans l’après-midi.
Le cardinal Kasper «a tracé les grandes lignes du cadre actuel du dialogue et des rapports oecuméniques», souligne ainsi le communiqué. Dans son intervention, celui-ci a évoqué 3 dimensions que sont «les rapports avec les Eglises orientales antiques et les Eglises orthodoxes», ceux avec «les communautés ecclésiales issues de la Réforme du 16e siècle» ainsi que ceux avec «les mouvements charismatiques et pentecôtistes qui se sont surtout développés au siècle dernier». Pour chacun de ces domaines, il a présenté le «chemin accompli jusqu’à aujourd’hui et les problèmes actuels».
Durant cette matinée de travail, 17 autres cardinaux ont pris la parole. Selon le Bureau de presse du Saint-Siège, «l’engagement oecuménique commun des chrétiens dans le domaine social et caritatif» a été évoqué, ainsi que «la défense des valeurs morales dans les transformations des sociétés modernes».
Doctrine sociale et oecuménisme
«La doctrine sociale de l’Eglise et sa mise en oeuvre ont été présentées comme un des domaines les plus prometteurs pour l’oecuménisme», a poursuivi le communiqué. Lors de ces interventions libres, il a aussi été question de «l’engagement de poursuivre ’la purification de la mémoire’ et d’utiliser des formes de communication attentives à ne pas blesser la sensibilité des autres chrétiens». Cette dernière mise en garde intervient peut après la publication du document doctrinal sur l’Eglise, publié par la Congrégation pour la doctrine de la foi le 10 juillet 2007, qui a entraîné de nombreuses polémiques dans les milieux oecuméniques.
Le communiqué relève également qu’un «approfondissement des possibilités de développements oecuméniques», a été aussi été suggéré.
«Des événements récents très significatifs» ont été évoqués, comme «l’Assemblée oecuménique de Sibiu, la rencontre oecuménique et interreligieuse de Naples, le voyage du patriarche de Moscou Alexis II à Paris, les grands rassemblements oecuméniques des mouvements ecclésiaux à Stuttgart».
Enfin, selon le communiqué officiel, il a été question, «plus amplement, des rapports avec le judaïsme et du dialogue interreligieux».
Le pape a introduit le thème de l’oecuménique qu’il a choisi pour cette session de travail. Il a aussi souhaité adresser ses voeux au doyen du collège cardinalice, le cardinal Angelo Sodano, au jour de ses 80 ans. «Pour le pape, l’oecuménisme n’est pas une option», a souligné le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, à l’issue des travaux de la matinée en rencontrant la presse.
Le cardinal Theodore McCarrick, ancien archevêque de Washington, a souligné qu’il s’était exprimé au cours de la matinée pour rappeler l’importance de «la doctrine sociale de l’Eglise comme base de travail sur l’oecuménisme». D’après lui, l’Eglise devrait «travailler avec les autres Eglises chrétiennes pour une action sociale contre la pauvreté et pour la paix». En sortant des travaux, certains cardinaux ont évoqué une ambiance «très sympa», un climat «très familier et très cordial». (apic/imedia/ami/ms/pr)
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