Brazzaville, 25 novembre 2007 (Apic) Des organisations de défense des droits humains en conclave cette semaine à Brazzaville (Congo) ont exhorté les Etats africains «à faire plus d’efforts» pour lutter contre les «disparitions forcées» des citoyens de leurs pays. Selon l’ONU, en 2005, 535 cas de «disparitions forcées» de personnes ont été signalées dans le monde. Depuis 1980, ce sont quelque 40’000 personnes disparues qui ont été enregistrées dans 90 pays, a rapporté le Réseau régional d’information intégrée (IRIN, une agence de presse de l’ONU). C’est dans les pays en situation de conflit armé où l’on note le plus de cas de disparitions forcées. L’Algérie, le Tchad, la République centrafricaine (RCA) ont été cités en exemple. En Algérie, Nassera Dutour, porte-parole du Collectif des familles des disparu(e)s, a indiqué que des milliers de personnes ont été enlevées «par des forces de sécurité ou par des milices», ou alors ont disparu dans le pays dans les années 90. Au Tchad, Amnesty International a fait état, dans un récent rapport, de la disparition de plusieurs officiers de l’armée en 2006, après avoir été soupçonnés d’aider des combattants rebelles qui envisageaient d’attaquer N’Djamena, la capitale. Les assises de Brazzaville s’inscrivent dans le cadre de la 42e session de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples dont la fin des travaux est prévue pour le 28 novembre prochain. Elles ont rassemblé les représentants de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) et diverses autres ONG. (apic/ibc/pr)
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