«L’évangélisation ne relève pas du prosélytisme»
Rome, 12 décembre 2007 (Apic) Evangéliser et témoigner de sa propre foi n’est pas faire du prosélytisme illicite mais se situe bien au coeur de la démarche des chrétiens, s’apprête à dire la Congrégation pour la doctrine de la foi à Rome.
C’est ce que devrait, entre autres, indiquer le document de la Congrégation de la doctrine de la foi «sur certains aspects de l’évangélisation» qui sera rendu public le 14 décembre 2007, révèle le quotidien italien «Il Giornale» dans son édition du le décembre.
Le document de 19 pages, qui serait daté du 3 décembre dernier, tente de répondre à la «confusion croissante» qui présente la mission comme une entrave à la liberté d’autrui et une «attitude d’intolérance», indique le quotidien italien. La note dénoncerait aussi le relativisme et l’idée que «toutes les positions se valent» qui entravent le travail de la mission.
Selon l’ex-saint Office, l’engagement missionnaire serait un «droit auquel on ne peut pas renoncer», mais qui malheureusement «n’est pas encore reconnu dans certaines parties du monde alors que, dans d’autres, il n’est pas respecté».
Citant le Concile Vatican II, la Congrégation pour la doctrine de la foi rappellerait que la vérité «ne s’impose qu’à la force de cette même vérité, mais que solliciter honnêtement l’intelligence et la liberté d’une personne à la rencontre avec le Christ ne peut pas être considéré comme une ingérence illégitime : l’incorporation de nouveaux membres à l’Eglise n’est pas, en effet, l’extension d’un groupe de pouvoir mais l’entrée dans un réseau d’amitié» avec Jésus, souligne encore «Il Giornale».
Le document rappellerait aussi que l’évangélisation est un dialogue sincère et respectueux de la dignité et de la liberté de chacun. Pour cela, «l’Eglise interdit sévèrement de contraindre, d’induire ou d’attirer quelqu’un à embrasser la foi par des machinations malencontreuses» et, «de la même manière, revendique énergiquement le droit que personne, par d’injustes vexations, ne soit détourné de sa propre foi».
La note expliquerait que le fait qu’un chrétien non catholique décide d’entrer dans la communion de l’Eglise de Rome n’est pas considéré comme du «prosélytisme». Il faut éviter chaque action qui «semble avoir la saveur de la coercition ou de la sollicitation malhonnête ou incorrecte, mais où que ce soit, chaque fidèle catholique a le droit et le devoir de donner témoignage et d’annoncer pleinement sa propre foi», conclurait la Congrégation pour la doctrine de la foi. (apic/imedia/hy/pr)
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