Gaza, 28 décembre 2007 (Apic) Trente jours après le début de la saison des fraises – qui va de la mi-novembre à la mi-février – les agriculteurs des Territoires palestiniens, en particulier ceux de la Bande de Gaza, ont exporté 100 tonnes de ce fruit, soit à peine 4% de la capacité productive réelle. Israël est loin d’être étranger à ce fiasco. Comparativement, en 2006 près de 2’100 tonnes de fraises avaient étaient exportées, soit 84% de la production. Ces données sont fournies par le Centre Palestinien pour le Commerce dont les statistiques sont aussi utilisées par la Banque Mondiale. Les coûts de la gestion pour le secteur agricole sont faramineux; à commencer par celui des carburants qui, à cause de l’embargo imposé par les Israéliens, qui oblige de nombreux cultivateurs à tenir éteints les moteurs de leurs outils: les pompes à eaux, les camions servant au transport et les pulvérisateurs d’engrais. Dans une déclaration faite à l’agence italienne Ansa, reprise par Misna, Eyman Filfil, porte-parole d’une coopérative d’agriculteurs palestiniens, explique les raisons ce fiasco : « D’abord l’embargo, ensuite l’augmentation du prix du mazout, tout cela est en train d’avoir un impact très lourd sur l’agriculture ». (apic/misna/pr)
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