Kenya: Le pape appelle à l’arrêt immédiat des violences au Kenya
Rome, 6 janvier 2008 (Apic) Benoît XVI a appelé à la fin immédiate des violences et du conflit fratricide au Kenya. Il l’a fait dans une lettre adressée au nom du pape par le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, au président de la Conférence épiscopale du Kenya, le cardinal John Njue, archevêque de Nairobi.
Dans cette longue lettre rendue publique le 5 janvier 2008 par le Bureau de presse du Saint-Siège, le pape a aussi invité les responsables politiques kenyans à résoudre les difficultés « par le dialogue et le débat démocratique ».
Le pape a ainsi appelé à la fin immédiate des violences et du conflit fratricide au Kenya. « La violence est un moyen futile de résoudre des problèmes, il ne fait que les aggraver et mène à des douleurs sans précédent ! », a ajouté Benoît XVI.
Dans cette lettre, Benoît XVI a aussi espéré que le Kenya, dont l’expérience de la tranquillité sociale et du développement représente un élément de stabilité dans toute la région troublée, « bannira aussi rapidement que possible la menace du conflit ethnique qui continue à avoir comme conséquence de nombreux crimes dans certaines régions de l’Afrique ».
Le pape a également invité les responsables politiques, qui sont responsables du bien commun, à prendre résolument la voie de la paix et de la justice, « parce que le pays a besoin d’une paix fondée sur la justice et la fraternité ». Il les a encouragés à résoudre les difficultés présentes par le dialogue et le débat démocratique.
Evoquant sa « profonde tristesse » et sa « profonde préoccupation », le pape a enfin assuré les évêques du Kenya de ses prières afin que cette grande tragédie se termine rapidement. Il s’est dit « proche spirituellement de toutes victimes de cette violence » » et de tous ceux qui sont menacés et vivent dans la crainte.
De violents affrontements ont éclaté après la réélection contestée par l’opposition du président Mwai Kibaki, le 27 décembre 2007. On compte actuellement plus de 350 morts et quelque 250’000 personnes déplacées par les attaques et l’insécurité. Le 5 janvier, le président kényan s’est dit prêt à former un gouvernement d’union nationale mais la proposition a été rejetée par son adversaire qui lui a demandé une nouvelle fois de se désister avant d’entamer tout dialogue. (apic/imedia/ms/be)
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