Tchéquie : Le gouvernement adopte l’accord sur les biens confisqués aux Eglises
Prague, 23 janvier 2008 (Apic) Le plan de restitution des biens confisqués aux Eglises par le régime communiste tchèque entre 1948 et 1989 a franchi un nouvel obstacle. Le gouvernement à Prague a adopté le 23 janvier le projet présenté par une commission constituée de représentants du Conseil oecuménique tchèque et des ministères concernés. L’accord doit maintenant être adopté par le Parlement.
Selon le plan présenté par la commission, l’Etat restituera directement un tiers des biens confisqués aux Eglises par le régime communiste. Pour les deux autres tiers, constitué notamment d’avoirs qui ne peuvent être rétrocédés – certaines propriétés ont été vendues à la chute du régime, de nombreux bâtiments sont utilisés par les collectivités locales, etc – l’Etat paiera un dédommagement à hauteur de 4,8 milliards de francs dans un délai de 60 ans. La somme totale (incluant les intérêts) de ce que l’État devrait s’engager à verser sera cependant nettement supérieure: 16,5 milliards de francs, selon les estimations du ministre des finances, Miroslav Kalousek.
Le cardinal Miloslav Vlk a qualifié cet accord de « très avantageux » pour l’Etat. Le gouvernement n’avait aucune raison de le refuser, selon l’archevêque de Prague. Le projet de loi doit maintenant être adopté par les deux chambres du Parlement. Le président Vaclav Klaus a déjà manifesté sa volonté de ne pas vouloir contester cet accord, qui a longtemps fait l’objet de controverses ente Eglises et Etat. Cet accord concerne essentiellement l’Eglise catholique, qui possédait 95% des biens confisqués après 1948, lorsque les communistes arrivèrent au pouvoir. Le Conseil oecuménique des Eglises de la République tchèque rassemble pour sa part 11 Eglises non catholiques. (apic/kna/ak/bb)
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