Sofia : Après le décès de l’archevêque Christodoulos
Genève, 29 janvier 2008 (Apic) L’archevêque Christodoulos, décédé le 28 janvier à l’âge de 69 ans, après presque dix années passées à la tête de l’Eglise (orthodoxe) de Grèce, avait reçu le pape Jean-Paul II lors d’une visite « historique ». Le Secrétaire général de la Conférence des Eglises européennes (KEK) lui a rendu hommage.
« L’archevêque Christodoulos a reconnu qu’il était important que l’Eglise s’exprime sur les questions qui touchent la totalité du continent européen », a déclaré le 28 janvier à Genève l’archidiacre Colin Williams, secrétaire général de la Conférence des Eglises européennes (KEK). Il reconnaissait aussi qu’il était important que la voix de l’Eglise se fasse entendre au sein des institutions européennes ».
En 1998, l’archevêque Christodoulos était devenu le plus jeune archevêque d’Athènes et de toute la Grèce et donc le plus jeune primat de l’Eglise de Grèce. En 2001, il avait accueilli le pape Jean-Paul II, qui fut le premier souverain pontife à se rendre en Grèce depuis 1300 ans. L’archevêque s’était par la suite rendu à son tour à Rome pour rencontrer le successeur de Jean-Paul II, le pape Benoît XVI.
Bien que l’archevêque Christodoulos se soit entretenu avec le pape Jean-Paul II, il n’avait pas prié avec lui, mais cet événement avait tout de même été difficile à accepter pour de nombreux fidèles orthodoxes qui considèrent le pape comme un hérétique.
En 2005, il avait demandé une réponse chrétienne unie aux questions politiques et éthiques après que des membres de sa propre Eglise eurent critiqué une conférence du Conseil oecuménique des Eglises (COE) sur la mission et l’évangélisation, organisée près d’Athènes.
Bien que le pasteur Samuel Kobia, secrétaire général du COE, lui-même, ait qualifié l’archevêque de « responsable d’Eglise engagé à prendre le chemin de l’unité chrétienne », l’archevêque avait été impliqué dans un certain nombre de controverses. En 2000, il s’était opposé à la mise en conformité de la Grèce à la directive de la Commission européenne de retirer la mention de la religion des papiers d’identité officiels. En 2001, il a déclaré à propos des attentats du 11 septembre aux Etats-Unis que ceux qui avaient détourné les avions avaient agi « par désespoir, en raison des injustices causées par les grandes puissances ». Il aurait rétracté ses propos cinq ans plus tard.
En 2003, il a affirmé que la Turquie ne devait pas être admise dans l’Union européenne parce que les Turcs étaient « des barbares ». Le Saint Synode de l’Eglise de Grèce devait se réunir le 28 janvier pour évoquer la marche à suivre, notamment la procédure pour l’élection d’un successeur. (apic/eni/vb)
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