Trop élevés

Rome: Cor Unum dénonce les frais de fonctionnement de certaines ONG

Rome, 29 janvier 2008 (Apic) Le cardinal Paul Josef Cordes, président du Conseil pontifical Cor Unum, regrette que les «coûts internes» de certaines institutions humanitaires atteignent près de 50 %. Il a fait cette constatation lors de la présentation à la presse du Message de Carême du pape, le 29 janvier.

S’exprimant notamment sur «les budgets structurels des institutions d’assistance», le président du Conseil pontifical Cor Unum, le cardinal Cordes a souligné: «Le monde de l’assistance mérite quelques éclaircissements», déplorant le fait que les coûts internes étaient parfois «très hauts».

Les frais de fonctionnement devraient être divulgués aux donateurs

A propos de certaines «institutions» et des «salaires des collaborateurs», le haut prélat a souligné que «celui qui se donne la peine de chercher certaines données souvent bien cachées dans les rapports annuels est étonné par leurs coûts internes : parfois ils représentent pas moins de 50 % des entrées». «Il serait certainement utile qu’à l’occasion des appels médiatiques lancés suite à des catastrophes, comme le tsunami, le numéro de compte bancaire ne soit pas seulement indiqué mais aussi le pourcentage que les agences retiennent pour entretenir leur propre institution». «Cela aiderait le donateur à discerner de quelle manière son don atteint les personnes dans le besoin, en restant le plus intègre possible», a continué le cardinal Cordes.

Le président du Conseil pontifical Cor Unum a alors expliqué que «la dépense interne des agences d’aide de l’Eglise» pouvait être «considéré comme exemplaire». S’appuyant sur quelques données de l’année 2006, il a démontré que les «coûts administratifs» d’associations comme la Caritas, l’Ordre de Malte, ou de fondations confiées à Cor Unum, comme la Fondation Jean-Paul II pour le Sahel ou la Fondation Populorum progressio pour l’Amérique Latine, représentaient entre 3 % et 9 % de leur budget.

Le risque de sécularisation

Le haut prélat a aussi mis en garde les organisations catholiques contre le «risque» de sécularisation, qualifié de «grande problématique moderne», les engageant à rester «attentives à ne pas perdre leur liberté». Il a alors expliqué qu’une retraite spirituelle devrait être proposée aux directeurs des Caritas, la première semaine du mois de juin 2008 à Guadalajara (Mexique). Prêchée par le père Raniero Cantalamessa, prédicateur de la Maison pontificale, cette retraite serait «une manière de réagir à ce sécularisme», a encore expliqué le cardinal Cordes. (apic/imedia/ms/vb)

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