Monde: Pendant le carême, les catholiques se préparent à la grande fête de Pâques
Paris, 5 février 2008 (Apic) Du 6 février, «Mercredi des cendres», au samedi 22 mars, veille de Pâques, les catholiques du monde entier se préparent à la grande fête de Pâques. Cette période est le temps de carême qui, dans le christianisme, représente le temps qui prépare à la fête de Pâques. Il recouvre les quarante jours (sans compter les dimanches) qui culminent dans la célébration de la résurrection du Christ, coeur de la foi chrétienne.
Ce temps commence avec le «Mercredi des cendres», dont la signification majeure est l’appel à la conversion personnelle et à la mobilisation spirituelle des communautés chrétiennes. En ce premier jour du carême, les fidèles sont invités à participer à une célébration au cours de laquelle le prêtre marque leur front de cendres en disant: «Convertissez-vous et croyez à l’Evangile» ou «Souviens-toi que tu es poussière, et que tu retourneras en poussière». Si les cendres symbolisent la fragilité humaine, elles sont aussi le signe de l’espérance en la miséricorde de Dieu.
Le premier sens du carême est le renouvellement intérieur en vue des célébrations pascales. L’Eglise propose de vivre ce temps dans la prière, le jeûne et le partage: la prière, en développant sa dimension familiale et communautaire; le jeûne, en particulier le «Mercredi des cendres» et le Vendredi Saint, dernier vendredi du carême; le partage, entre autres en apportant son soutien à une organisation caritative.
C’est précisément sur cette dimension du partage que le pape Benoît XVI insiste dans son message pour le carême 2008. C’est «une manière concrète, écrit-il, de venir en aide à ceux qui sont dans le besoin et, en même temps, un exercice ascétique pour se libérer de l’attachement aux biens terrestres. Combien forte est l’attirance des richesses matérielles, et combien doit être ferme notre décision de ne pas l’idolâtrer ! (.) L’aumône nous aide à vaincre cette tentation permanente: elle nous apprend à aller à la rencontre des besoins de notre prochain et à partager avec les autres ce que, par grâce divine, nous possédons».
Et le pape de préciser que «selon l’enseignement de l’Evangile, nous ne sommes pas propriétaires mais administrateurs des biens que nous possédons: ceux-ci ne doivent pas être considérés comme notre propriété exclusive, mais comme des moyens à travers lesquels le Seigneur appelle chacun d’entre nous à devenir un instrument de sa providence envers le prochain».
L’aumône évangélique n’est pas une simple philanthropie
L’aumône évangélique, poursuit Benoît XVI, n’est pas simple philanthropie: «elle est plutôt une expression concrète de la charité, vertu théologale qui exige la conversion intérieure à l’amour de Dieu et des frères, à l’imitation de Jésus Christ, qui, en mourant sur la Croix, se donna tout entier pour nous».
Le don, que chacun est appelé à pratiquer, témoigne ainsi que «c’est l’amour et non la richesse matérielle qui dicte les lois de l’existence. C’est donc l’amour qui donne sa valeur à l’aumône, lui qui inspire les diverses formes de don, selon les possibilités et les conditions de chacun». Il s’agit bien, à travers l’effort personnel et communautaire auquel sont invités les fidèles, d’être témoins de l’amour de Dieu, souligne encore le pape. (apic/cef/com/be)
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