Lucerne : La restructuration du diocèse de Bâle mise en application à Lucerne
Lucerne, 15 février 2008 (Apic) Les 460 paroisses du diocèse de Bâle doivent être regroupées en 109 unités pastorales. Cette restructuration, qui résulte du Plan de développement pastoral (PEP / Pastoral Entwicklungsplan) diocésain adopté en 2006, va maintenant être appliquée au canton de Lucerne. Le projet a été présenté à la presse le 14 février.
Pour le canton de Lucerne, le PEP se traduira par le regroupement des 101 paroisses en 25 unités pastorales. Cette restructuration a été rendue nécessaire par les changements sociaux observés en Suisse, ont expliqué les responsables de la région diocésaine de St. Viktor. Ulrike Zimmermann a résumé cette évolution en ces termes « Mobilité, pluralité, individualisme et formation de milieux en fonction du style de vie ».
Le vicaire épiscopal Ruedi Heim a ajouté : « plus aucune paroisse ne peut tout proposer à tous. L’apparition de milieux sociaux qui se différencient toujours davantage nécessite une certaine grandeur afin de rendre possible une offre qui leur est adaptée ».
Le regroupement des paroisses lucernoises ne signifie pas fusion. Ruedi Heim insiste sur le fait que les fusions ne seront pas ordonnées d’en haut. Elles n’interviendront que par décision des paroisses, au terme d’une votation des citoyens catholiques.
Manque de prêtres et d’agents pastoraux laïques
Maintenant, les paroisses et décanats ont un délai de un an et demi pour se positionner face aux projets de regroupements en unités pastorales. Des voix sceptiques se sont déjà fait entendre. Elles critiquent le fait que ce concept n’a été rendu nécessaire que par le problème du manque de prêtres. Le vicaire épiscopal Ruedi Heim précise à ce sujet que le problème des vocations sacerdotales – et le diocèse ne l’a jamais caché – fait aussi partie des motifs de cette restructuration. Par ailleurs, le manque de forces pastorales se retrouve également au niveau des assistantes et assistants pastoraux laïcs, ainsi que des catéchistes. « Le service du prêtre doit être réparti équitablement entre les paroisses à l’intérieur d’une unité pastorale », a expliqué Ruedi Heim.
La direction d’une unité pastorale ne sera pas automatiquement confiée à un prêtre. Mais vu le lien entre direction et responsabilité des sacrements, Mgr Kurt Koch, évêque de Bâle, met l’accent sur une différenciation entre la direction « ordinaire » par un prêtre et « extraordinaire » par un ou une responsable laïque de communauté paroissiale.
Georg Fellmann, président du conseil synodal lucernois, a expliqué que les collaborateurs pastoraux, prêtres et laïcs, seront envoyés comme avant dans une paroisse et engagés par elle. Mais ils entreprendront leurs tâches dans une unité pastorale, et au sein d’une équipe pastorale.
L’approbation définitive du projet pastoral pour le canton de Lucerne devrait intervenir en été 2009. Elle sera suivie de la phase de mise en application, prévue dans un délai de un à cinq ans. Un tel projet de regroupement de paroisses, en 65 unités pastorales, a également été entrepris depuis 2003 dans le diocèse de Lausanne, Genève et Fribourg. (apic/wlu/bb)
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