Rome : Le Saint-Siège condamne une formule baptismale « trop féministe »
Rome, 29 février 2008 (Apic) La Congrégation pour la doctrine de la foi a condamné une formule de baptême inspirée à ses yeux de la ’théologie féministe’ et utilisée principalement dans les pays anglophone. Celles et ceux qui ont été baptisés de cette façon devront absolument être rebaptisés.
Signé le 1er février par le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le cardinal William Levada, et par son secrétaire, Mgr Angelo Amato, le document a été approuvé par Benoît XVI. Il a été rendu public par le Bureau de presse du Saint-Siège le 29 février.
Ainsi, la Congrégation pour la doctrine de la foi pose la question de savoir s’il est valide de conférer le baptême avec les formules: ’I baptize you in the name of the Creator, and of the Redeemer, and of the Sanctifier’ et ’I baptize you in the name of the Creator, and of the Liberator, and of the Sustainer’ (Je te baptise au nom du Créateur, et du Rédempteur et du Sanctificateur’ et ’Je te baptise au nom du Créateur, et du Libérateur et du Défenseur’). La réponse, indique la Congrégation pour la doctrine de la foi, est « négative ».
Puis, dans une seconde question, la Congrégation se demande si « les personnes qui ont reçu ce type de baptême doivent être baptisées à nouveau de manière absolue? » La réponse est « affirmative ».
Dans une note explicative, Mgr Antonio Miralles, consulteur à la Congrégation pour la doctrine de la foi, souligne que ce document concerne « des faits arrivés dans des pays anglophones ». « Le doute ne concerne pas l’anglais mais la formule elle-même, qui pourrait être exprimée aussi dans une autre langue », précise-t-il cependant. Selon lui, « les variantes de la formule baptismale (.) proviennent de ce qu’on appelle la théologie féministe, qui évite de dire Père et Fils, retenus comme des mots masculins, en leur substituant d’autres noms ». « Il serait irresponsable de minimiser un tel danger, en justifiant la pensée selon laquelle Dieu peut remédier à toutes les négligences humaines », souligne aussi Mgr Miralles. « Au contraire, nous sommes appelés à bien accomplir ce que Dieu a laissé à notre responsabilité ».
« Ces personnes ne sont pas baptisées »
Dans une seconde note distribuée avec le document de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le nouveau cardinal jésuite Urbano Navarrete affirme que « les personnes qui ont été baptisées et qui seront baptisées à l’avenir avec les formules en question ne sont pas baptisées ». Il précise alors les conséquences en matière de sacrements: « les personnes baptisées avec une de ces formules ne sont capables de recevoir aucun des sacrements, jusqu’à ce qu’elles aient été baptisées de manière valide ». « Pour cela, si ces personnes ont reçu d’autres sacrements (.) comme la confirmation et de sacrement de l’Ordre, ces sacrements devront être nouvellement administrés ad validitatem ».
Le baptême conféré avec cette formule non valide peut aussi être la cause d’annulation de mariage. Il a aussi des conséquences disciplinaires envers les personnes qui administreront à l’avenir le baptême avec la formule contestée. (apic/imedia/ms/bb)
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