Egypte : En marge de la 10e session à l’Université islamique Al-Azhar
Le Caire, 2 mars 2008 (Apic) La 10ème assemblée annuelle du Comité conjoint du Conseil pontifical pour le Dialogue interreligieux et de la prestigieuse Université Islamique Al-Azhar, vient de s’achever au Caire, en Egypte. Elle a vu la participation du cardinal Jean-Louis Tauran, président du ministère du Vatican.
Giovanni Peduto de la Radio Vatican a interviewé l’archevêque Michael Louis Fitzgerald, nonce apostolique en République arabe d’Égypte et délégué du Saint-Siège près l’Organisation de la Ligue des États arabes. L’entretien a également été repris par l’Agence Misna.
Q. : Qu’est-ce qui a changé dans le dialogue entre le Christianisme et l’Islam depuis le fameux discours de Ratisbonne de Benoît XVI, suivi de la lettre des 138 dignitaires musulmans?
Mgr Fitzgerald : Il y a peut-être une plus grande attention du côté musulman considérant la réponse adressée au Saint-Père et la proposition d’un dialogue. Il y a donc eu une initiative du côté musulman. Ce qui est vraiment nouveau dans cette lettre, dans le document des 138 dignitaires musulmans, c’est qu’ils l’ont centrée sur l’amour de Dieu et sur l’amour du prochain. Or, ceci est très proche de notre message évangélique et engendre donc un nouvel espoir d’arriver à un dialogue plus profond.
Q. : Le dialogue, a dit le pape, se fait entre des identités différentes dans le respect mutuel.
Mgr Fitzgerald : Nous savons qu’entre musulmans et chrétiens, il existe des points communs mais il n’y a pas, évidemment, une foi commune en Christ. Nous devons donc respecter nos différences, tout en essayant de trouver les domaines dans lesquels il serait possible de collaborer et de s’entraider.
Q. : Que peut-on faire pour améliorer les rapports entre chrétiens et musulmans ?
Mgr Fitzgerald : Je crois que la première chose est avant tout de nous fréquenter et donc de nous connaître. Très souvent, on ne se connaît pas bien parce qu’on ne se connaît que superficiellement. Nous devons au contraire connaître non seulement les personnes, mais nous devons aussi connaître de manière plus approfondie la religion elle-même pour pouvoir comprendre les personnes. Je crois qu’il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine pour arriver à avoir une connaissance plus profonde des autres religions et notamment de l’Islam. (apic/rv/misna/pr)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse
https://www.cath.ch/newsf/egypte-en-marge-de-la-10e-session-a-l-universite-islamique-al-azhar/