Soleure : La position de l’évêché face à Kleinlützel confirmée par une expertise
Soleure, 21 mars 2008 (Apic) La position adoptée depuis longtemps par l’évêché de Bâle face à la paroisse de Kleinlützel est clairement confirmée par le rapport de l’expert Andreas Thier. C’est ce qu’affirme le vicaire général Roland-Bernhard Trauffer dans une déclaration diffusée le 20 mars.
L’expertise a été commanditée à ce spécialiste zurichois du droit canonique par le gouvernement du canton de Soleure. Les conclusions du document ont été rendues publiques le 19 mars. La poursuite de l’engagement par la paroisse soleuroise de Kleinlützel, voisine de Röschenz, d’un prêtre privé de mission canonique et suspendu par l’évêque est non seulement contraire au droit canonique mais également à la Constitution cantonale. C’est ce que soutient le rapport d’Andreas Thier. Cette position est défendue « depuis longtemps » par Mgr Kurt Koch et la direction de l’évêché de Bâle, souligne le Père Trauffer.
Ce dernier attend maintenant du conseil paroissial de Kleinlützel qu’il respecte la Constitution cantonale et « entreprenne tous les pas nécessaires pour accomplir les mesures qui s’imposent ». Seuls les agents pastoraux désignés par l’évêché sont à même de porter la responsabilité des célébrations dans la paroisse St-Maurice à Kleinlützel, à savoir le doyen Josef Lussmann et l’assistante pastorale Maria Romer.
« Franz Sabo célébra la messe de Pâques »
Le conseil paroissial de Kleinlützel a cependant annoncé que le prêtre Franz Sabo, suspendu par l’évêque, célébrera la messe paroissiale le dimanche de Pâques. Il sera ensuite invité une à deux fois par mois pour la célébration dominicale à Kleinlützel.
Le conseiller d’Etat responsable des relations avec les Eglises, Klaus Fischer, a déclaré qu’il était illégal que Franz Sabo célèbre la messe de Pâques à Kleinlützel. Le conseil paroissial s’exposerait alors à des poursuites, qui pourraient aboutir à sa suspension par le canton.
L’avocat du conseil paroissial de Kleinlützel, Christoph Meyer, assure pour sa part que l’engagement de Franz Sabo n’est pas contraire à la Constitution cantonale, car jamais une suspension du prêtre n’a été prononcée dans les règles. « Pour une suspension, le droit canonique prévoit le droit d’être entendu comme condition préalable. Et il est apparu que cela n’a pas été accordé par l’évêque », soutient l’avocat.
L’affaire Sabo remonte à 2003, lorsque le prêtre, en fonction à Röschenz et Kleinlützel, avait vertement critiqué l’évêque et la hiérarchie de l’Eglise dans un article de journal. Sa mission canonique, indispensable pour exercer un ministère, lui a été retirée par Mgr Koch en 2005. Mais la paroisse de Röschez a refusé de s’en séparer, et le conseil paroissial de Kleinlützel, après plusieurs rebondissements, a décidé de faire occasionnellement appel au prêtre suspendu. (apic/com/job/bb)
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