Trois cardinaux lui rendent hommage

Rome: L’Osservatore Romano marque le 3e anniversaire de la mort de Jean Paul II

Rome, 2 avril 2008 (Apic) A l’occasion de l’anniversaire de la mort de Jean Paul II (1978-2005), L’Osservatore Romano a consacré plusieurs articles au pontificat du pape polonais, dans son édition datée du 2 avril. Plusieurs cardinaux ont, à nouveau, témoigné de leur vie, de leur travail ou de leurs rencontres avec le pape.

Ainsi, le cardinal Stanislaw Dziwisz, archevêque de Cracovie (Pologne) et ancien secrétaire particulier de Jean Paul II, a une fois encore évoqué les dernières heures du pape. Peu avant sa mort «soeur Tobiana (l’une des religieuses polonaises au service du pape depuis de très nombreuses années, ndlr) ’sentit’ ses yeux; elle approcha son oreille de sa bouche et lui, d’une voix très faible, à peine perceptible, lui dit: ’Laissez-moi aller vers le Seigneur’», a ainsi écrit le cardinal Dziwisz. «La religieuse sortit rapidement de la chambre, elle voulait nous le raconter, mais elle continuait à pleurer. Je n’y ai pensé qu’après, mais ce fut extraordinaire qu’il ait dit ses derniers mots à une femme», a estimé son fidèle secrétaire.

Pour sa part, le cardinal Giovanni Battista Re, préfet de la Congrégation pour les évêques, a rappelé comment Jean Paul II «a su influencer, comme protagoniste, le cours des événements». «S’il est vrai que Jean Paul II a marqué l’histoire et les événements qui ont mené à la chute du Mur de Berlin, comme l’a révélé Gorbatchev lui-même, la caractéristique première et fondamentale de son pontificat est religieuse», a écrit le cardinal italien. «Il est vrai qu’il était contre le communisme, mais le motif n’était pas politique mais essentiellement religieux: il oeuvra avec courage contre le communisme parce que c’était un système qui professait l’athéisme et persécutait l’Eglise et qui en même temps opprimait l’homme, lui niant la pleine liberté», a-t-il expliqué.

Le cardinal Leonardo Sandri, aujourd’hui préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, mais qui, substitut de la Secrétairerie d’Etat, annonça à la foule réunie place Saint-Pierre, le 2 avril 2005, la mort du pape polonais, a pour sa part insisté sur la dimension missionnaire du pontificat. «On ne peut pas oublier la responsabilité missionnaire qui l’a porté aux quatre coins de la terre et sa sensibilité oecuménique et interreligieuse», a-t-il ainsi écrit. Il a aussi évoqué son «attention aux thèmes sociaux, le service à la paix, à la justice, aux vérités de fondement de la paix et de la solidarité mondiales».

L’Eglise doit respirer avec ses deux poumons

«Jean-Paul II m’a donné personnellement des preuves de sa vénération profonde pour les trésors constitués par les traditions théologiques, liturgiques et disciplinaires des catholiques orientaux et par le témoignage des martyrs chrétiens, anciens et contemporains, fils de l’Orient. L’Eglise doit respirer avec deux poumons! L’Eglise a besoin de l’apport de l’Orient et de l’Occident. Jean-Paul II en était convaincu», a encore estimé le cardinal Sandri.

Ces pages commémoratives de L’Osservatore Romano sont introduites par Gian Maria Vian, directeur du quotidien, qui rappelle la figure de ce pape «venu de l’Eglise du silence» qui «face aux nouvelles guerres et à la croissance des fondamentalismes religieux, en particulier l’islamisme» a renforcé «l’oeuvre de paix du Saint-Siège», en «posant l’Eglise catholique à l’avant-garde de la défense des droits humains et cherchant un accord entre les grandes religions». Bernard Lecomte, biographe français du pape polonais, a aussi participé à cet hommage en retraçant l’histoire du pontificat. (apic/imedia/ms/bb)

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