Brésil: Mobilisation anti-indigènes dans l’Etat du Roraima
Brasilia, 2 avril 2008 (Apic) La terre indigène Raposa-Serra do Sol, dans l’Etat amazonien de Roraima, au Brésil, connaît de nouvelles tensions, indique l’Agence Misna.
Propriétaires fonciers, cultivateurs de riz, compagnies minières et du bois, soutenus par les autorités locales, continuent à s’opposer aux droits de plus de 15’000 indigènes. Ces derniers habitent là depuis toujours. La propriété de leurs territoires ancestraux a pourtant été reconnue par Brasilia en 2005 seulement, au terme d’une longue bataille de 26 ans.
Selon des sources citées par Misna, des désordres ont éclaté avec l’arrivée de la police fédérale, chargée d’évacuer des terrains indigènes tous les non-natifs qui les occupent de manière abusive et qui opposent une farouche résistance à cette opération. Pour entraver le passage aux agents, Paulo César Quinteiro, chef de l’association des riziculteurs et maire de Paracaima, principale ville située à l’intérieur de la réserve, a rassemblé un groupe de personnes qui ont bloqué l’accès à l’aide de tracteurs et de roues à la localité de Surumu. Une localité qui avait été la cible en 2004 et 2005 de dissidents qui avaient attaqué la mission administrée par les religieux de la Consolata, engagés aux côtés des natifs, dont trois avaient été temporairement pris en otage.
La protestation de ces derniers jours a dégénéré en heurts contre la police, pendant lesquels, selon des nouvelles qui demeurent fragmentaires, un engin artisanal a explosé et blessé le fils de Paulo César Quinteiro, de même qu’a été incendié le pont Araça.
Les incidents se sont conclus par l’arrestation du chef des riziculteurs accusé de résistance contre l’autorité, de désobéissance, d’obstruction d’une route fédérale et d’incitation au désordre public. Selon Misna, les provocations contre les communautés indigènes locales ont commencé le 25 mars lorsque le Tribunal électoral suprême a accueilli un recours de Paulo César Quinteiro, lui restituant ses fonctions de maire de Paracaima qui lui avaient été précédemment retirées par le Tribunal électoral de Roraima.
Suisse: Dimanche des médias de l’Eglise catholique les 3 et 4 mai 2008
L’Eglise se doit de soutenir ses propres médias
Fribourg, 2 avril 2008 (Apic) L’Eglise ne peut se distancier de l’activité médiatique. Elle a besoin de ses propres médias et se doit de les soutenir. Tel est le message adressé aux agents pastoraux, prêtres et laïcs, par les organisateurs du Dimanche des médias de l’Eglise catholique, qui a lieu les 3 et 4 mai 2008 sur le thème «Les Médias au Carrefour».
Markus Vögtlin, président de l’Association Catholique Suisse pour la Presse (ACSP), à laquelle les évêques suisses ont confié l’organisation du Dimanche des médias, rappelle que les médias «façonnent l’image que nous nous faisons d’institutions, de personnes et d’opinions, également dans le domaine de l’Eglise et de la foi». Pour le président de l’ACSP, la nécessité pour l’Eglise de promouvoir ses propres médias est incontestable, mais «ce n’est
évidemment pas gratuit. La collecte du Dimanche des médias est une contribution importante à cet indispensable effort».
Dans un commentaire publié dans la brochure qui va être distribuée dans les paroisses pour le Dimanche des médias les 3 et 4 mai 2008, Mgr Bernard Genoud – l’évêque des médias pour la Suisse romande – souligne la nécessité d’une «infoéthique» aujourd’hui plus que jamais nécessaire, alors qu’en Suisse aussi, l’opinion publique se fonde bien souvent sur les messages diffusés par les médias.
Mgr Genoud relève que l’une des voies par lesquelles est transmis l’Evangile est certainement celle des médias. «C’est la raison pour laquelle il est indispensable pour les responsables de notre Eglise de demeurer actifs dans le monde des médias tout en veillant à ce que le message diffusé corresponde à la Vérité transmise. Le dimanche consacré aux médias doit nous rappeler notre responsabilité face aux médias. Il doit aussi inviter les chrétiens à soutenir le travail de l’Eglise dans les médias».
Ne pas devenir le mégaphone du matérialisme économique et du relativisme éthique
Citant le pape Benoît XVI, Mgr Genoud estime qu’il faut éviter que les médias deviennent le mégaphone du matérialisme économique et du relativisme éthique, véritables plaies de notre temps».
Dans son Message pour la 42ème Journée mondiale des communications sociales, le pape salue l’importance aujourd’hui du rôle des moyens de communication sociale dans la vie des individus et de la société. «En effet, il n’y a pas d’aspect de l’expérience humaine, notamment si nous considérons le vaste phénomène de la mondialisation, où les médias ne soient pas devenus partie constitutive des relations interpersonnelles et des processus sociaux, économiques, politiques et religieux».
Relevant la vertigineuse évolution technologique, le pape reconnaît que les médias ont acquis des potentialités extraordinaires, posant en même temps des questions et des problèmes nouveaux et inédits. «On ne peut nier l’apport qu’ils peuvent donner à la circulation de l’information, à la connaissance des événements et à la diffusion du savoir», écrit-il, en saluant le fait qu’ils ont contribué de manière décisive à l’alphabétisation et à la socialisation, ainsi qu’au développement de la démocratie et du dialogue entre les peuples.
Le pape estime que dans leur ensemble, les médias ne sont pas seulement des moyens pour la diffusion des idées, mais ils peuvent et doivent même être des instruments au service d’un monde plus juste et plus solidaire.
Près de 350’000 francs en 2007
«Le risque n’est malheureusement jamais absent qu’ils se transforment au contraire en systèmes destinés à soumettre l’homme à des logiques dictées par les intérêts dominants du moment. C’est le cas d’une communication utilisée à des fins idéologiques ou pour la diffusion de produits de consommation au moyen d’une publicité insistante». Et de déplorer que certains médias tendent de fait à légitimer et à imposer «des modèles distordus de vie personnelle, familiale ou sociale». En outre, pour favoriser l’écoute et «l’audimat», on n’hésite pas à recourir parfois à la transgression, à la vulgarité et à la violence.
Rappelons que la quête du Dimanche des médias a rapporté en 2007près de 350’000 francs.
Le produit de la collecte a été attribué notamment à Ciné-Feuilles (Lausanne), au travail des médias de langue allemande au Vatican (DMV à Rome), à l’association catholique mondiale pour la communication SIGNIS (Bruxelles), ainsi qu’aux institutions cofinancées par l’Action de carême et la RKZ, à savoir l’Agence de presse internationale catholique Apic/Kipa (Fribourg), le Katholischer Mediendienst (KM à Zurich), le Centre catholique de radio et télévision (CCRT à Lausanne et CCRTV à Lugano), et l’Association CathoLink (Lausanne)
La Conférence des évêques suisses (CES) a chargé l’Association Catholique Suisse pour la Presse (ACSP) d’organiser et administrer le Dimanche des médias et la collecte qui l’accompagne, en collaboration avec la Commission des médias de la CES. Ce mandat répond aux objectifs de l’association dont le but principal est la promotion de la présence dans les médias de l’Eglise catholique en Suisse. Pour davantage d’informations: Cf. www.dimanchedesmedias.ch (apic/be)
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