Genève: La liturgie orthodoxe au centre de la nouvelle parution de «Choisir»

Et introduit au culte oriental des images

Genève, 2 avril 2008 (Apic) La revue «Choisir» se penche sur la liturgie orthodoxe, dans sa dernière livraison. Au sommaire ce numéro figure figurent également la greffe du visage opérée en France sur une patiente en 2005 et le péché des Sodomites.

Avec ses nombreux symboles, la liturgie orthodoxe est la représentation d’un mystère: Dieu, le ciel et tous ses saints viennent à l’homme. Robert Hotz introduit le lecteur au culte oriental des images. Représentation de l’archétype originaire, l’icône tient une place particulière dans ce culte : elle invite le fidèle à se laisser emporter par la grâce divine, à se rapprocher de Dieu, présent en lui.

Comme l’écrit dans son éditorial Luc Ruedin, « l’icône du visage du Christ nous fait rejoindre (.) sa Présence » et nous invite à l’hospitalité. « Une hospitalité qui se manifeste dans l’accueil inconditionnel de l’altérité d’autrui, quelle que soit son «étrangeté». »

Greffer un nouveau visage : enjeux éthiques

Autre volet de cette nouvelle parution: la greffe. Un espoir semble en effet exister : le 27 novembre 2005, la première greffe d’un visage a été tentée en France. Elle a suscité au préalable une étude du Comité national d’éthique français. Pierre Le Coz, membre du Comité, analyse les questions d’ordre médical, anthropologique, psychologique et même existentiel que cette intervention à haut risque entraîne. « Le visage nous convoque, il nous saisit : il a une signification éthique. Le paradoxe du visage, c’est que sa force d’interpellation émane de sa faiblesse même. Sa puissance est une puissance qui vient d’ailleurs. »

Le péché des Sodomites

Autre façon d’aborder l’hospitalité dans ce numéro de «Choisir», celle d’Ariel Alvarez Valdès, professeur de sainte Ecriture à Santiago del Estero (Argentine). Constatant que notre monde bafoue les règles les plus élémentaires de l’hospitalité, il revient sur la tragédie de Sodome (Genèse ch. 19) et l’interprète à la lumière de l’exégèse. Le châtiment qui frappa ses habitants est l’un des plus terribles que rapporte la Bible, car ceux-ci transgressèrent une loi des plus fondamentales : celle de l’hospitalité. Contrairement à l’idée courante, ce n’est donc pas du péché d’homosexualité qu’ils furent punis. (apic/com/pr)

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