Les derniers hommages

Rome: Troisième anniversaire de la mort de Jean Paul II

Rome, 3 avril 2008 (Apic) Les hommages à Jean Paul II se sont multipliés lors du 3e anniversaire de sa mort, le 2 avril 2008. Le cardinal Giovanni Battista Re, préfet de la Congrégation pour les évêques a ainsi rappelé que le pape polonais avait «pensé et réfléchi» à la possibilité de démissionner mais avait préféré laisser «la décision à la providence».

Le cardinal Stanislaw Dziwisz, ancien secrétaire particulier de Jean Paul II et actuel archevêque de Cracovie (Pologne), a quant à lui souligné l’importance d’accueillir l’héritage du pape sur les questions de la vie et de la famille.

Le préfet de la Congrégation pour les évêques a ainsi expliqué, lors de la présentation à Rome, le 2 avril, d’un livre sur le pape polonais, que Jean Paul II, «après avoir réfléchi sur le problème» de sa démission, avait estimé que si la «providence» l’avait fait pape, il préférait laisser «la décision à la providence». Celui qui fut un des plus étroits collaborateurs du pape en tant que substitut de la Secrétairerie d’Etat, de 1989 à 2000, a ainsi expliqué que «Jean Paul II avait donc pensé et réfléchi» au problème de la démission. «Il y avait aussi le problème de la coexistence entre un pape en charge et un pape ’émérit’», a-t-il ajouté.

«Pour un mystique comme lui, cet abandon à la providence a été le véritable motif pour lequel il a ensuite porté la croix jusqu’au bout».

La très longue maladie de Jean-Paul II et son affaiblissement avaient alimenté les rumeurs de démission tout au long des dernières années de son règne. Dès que la santé du pape déclinait un peu plus, le débat reprenait. Au printemps 2002, les journaux allemands avaient lancé l’hypothèse que le pape aurait pu profiter d’un voyage en Pologne pour annoncer qu’il se retirerait dans un monastère.

En 2003, lors des dernières célébrations du 25e anniversaire de son élection, certains cardinaux s’étaient prononcés sur le sujet. Mais le 16 octobre, Jean Paul II avait fait taire les rumeurs, en offrant à la Vierge, «le don de moi-même, du présent et du futur».

Dans son testament spirituel, rendu public le 7 avril 2005, à la veille de ses funérailles, Jean Paul II révélait qu’il avait considéré la possibilité de démissionner en mars 2000. Comme l’a révélé le cardinal Julian Herranz, président émérite du Conseil pontifical pour l’interprétation des textes législatifs, dans un livre souvenir, le pape avait pris conseil auprès de lui. Jean-Paul II aurait ainsi craint de «créer un dangereux précédent pour ses successeurs, parce qu’ils pourraient être l’objet de manoeuvres et de pressions subtiles de la part de ceux qui souhaiteraient les destituer». (apic/imedia/ms/pr)

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