Il y a urgence de légiférer en matière d’euthanasie active

Zurich: Le Conseil d’Etat doit prendre position sur les activités de Dignitas

Zürich, 14 avril 2008 (Apic) Le Conseil d’Etat zurichois a quatre semaines pour se prononcer sur l’affaire des activités d’aide au suicide de Dignitas. Le Grand Conseil en a décidé ainsi en adoptant par 79 voix un postulat urgent du PDC, de l’UDC et du PEV.

Les trois partis exigent, selon l’agence de presse ATS, une interdiction des activités de l’organisation zurichoise d’aide au suicide. La mort par étouffement à l’hélium est cruelle, peut-on lire dans le postulat.

On a appris à mi mars que Dignitas utilisait de l’hélium pour aider les personnes à mourir. A la différence du médicament utilisé jusqu’ici, l’usage de l’hélium ne nécessite pas d’ordonnance médicale. L’organisation reçoit également de plus en plus de critiques, du fait qu’elle accompagne aussi des étrangers à la mort.

Ce que pratique Dignitas est monstrueux, a déclaré un porte-parole du PEV. Le canton de Zurich ne doit pas attendre que la Confédération prenne position, mais doit lui-même intervenir dès maintenant. La Direction de la justice doit légiférer à ce sujet, demande l’EDU (Union démocratique fédérale). Il devrait être interdit de faire du commerce avec la mort, selon un porte-parole de l’UDC.

Le PS, le PRD et les Verts ne veulent pas de l’interdiction

Le PS justifie son refus du postulat en déclarant qu’il est surtout embarrassant et pas du tout urgent. Il affirme aussi son désaccord avec les pratiques de Dignitas, mais demande une base juridique pour la question de l’euthanasie.

Pour le PRD, l’interdiction n’est pas la bonne voie, le thème de l’euthanasie supposant une réflexion plus vaste. Les Verts, eux, se sont prononcés contre l’aspect urgent du postulat, alors que les libéraux verts, au contraire, ont vu dans l’urgence du postulat la nécessité d’aborder sérieusement la question. (apic/com/gs/js)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/zurich-le-conseil-d-etat-doit-prendre-position-sur-les-activites-de-dignitas/