L’analyse du prélat à la veille de la visite de Benoît XVI à l’ONU

New York: Mgr Migliore regrette l’utilisation des religions pour diviser

New York, 18 avril 2008 (Apic) L’observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies, Mgr Celestino Migliore, a regretté que les religions soient parfois utilisées pour « déstabiliser, diviser et combattre ». C’est ce qu’il a estimé le 17 avril 2008 sur Radio Vatican, à la veille de la visite de Benoît XVI au siège de l’ONU à New York. « Nous attendons le pape comme une autorité morale », a-t-il aussi expliqué.

« Malheureusement, (.) les religions sont parfois utilisées pour déstabiliser, diviser et combattre », a ainsi estimé l’observateur permanent du Saint-Siège aux Nations Unies. Il faut « traiter » les religions « pour ce qu’elles sont : des chemins pour glorifier Dieu et rendre l’homme heureux, et les mettre en condition de faire partie de la solution et non du problème ». « Nous ne leur demandons pas qu’elles conduisent des opérations de paix, ni de médiations ou de résolutions dans leurs acceptions techniques ». « Les religions doivent créer une spiritualité, une culture, une humanité nouvelle, une pensée agile orientée vers le soin de l’homme et du monde », a-t-il ajouté.

Evoquant ensuite le 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, fêté en 2008, Mgr Migliore a estimé qu’aujourd’hui « l’on ne trouve pas un seul des droits les plus fondamentaux qui ne soit pas négligé ou violé partout dans le monde ». A ses yeux, « cela est dû à la conviction persistante que ce sont les gouvernements qui concèdent les droits aux citoyens et en déterminent la portée et l’extension, au lieu de les considérer comme des droits innés et inhérents à la personne humaine ».

Mgr Migliore a alors souligné l’importance de relancer la coopération juridique entre les pays ». Avec « l’assistance des organisations internationales, elles sont des composantes précieuses et indispensables à l’application des droits humains.

Mgr Migliore a enfin affirmé que la contribution de la délégation du Saint-Siège à l’ONU cherchait à « focaliser le débat sur tous les aspects de la liberté de religion qui touchent les gouvernements, les sociétés civiles, les religions et aussi ceux qui voient la religion comme un « problème » et un obstacle à la paix et au développement. (apic/imedia/ms/pr)

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