Lausanne: La deuxième édition du festival « chercheurs de sens» a pris fin dimanche soir
Déo Negamiyimana, pour l’Apic
Lausanne, 21 avril 2008 (Apic) Plus de cent jeunes de diverses traditions chrétiennes ont répondu ce week-end à la deuxième édition du festival « chercheurs de sens» qui a eu lieu à la paroisse catholique Saint Amédée de Lausanne.
Organisée par le Groupe Fondacio Jeunes, la Communauté du Chemin neuf et le Centre romand des vocations, la rencontre a été une occasion pour les jeunes d’écouter divers témoignages, suivre des forums.sans mettre de coté le slam, le rap, le rock ou le théâtre. Tout s’est déroulé, comme lors de la première édition en 2007, au rythme du pas et de la musique, un style spécialement conçu par et pour des jeunes essentiellement âgés de 16 à 30 ans qui étaient venus réfléchir au sens de leur vie.
Côté intervenants, différentes personnalités sont venues partager leurs expériences de vie avec les jeunes. Entre autres Claire Ly, rescapée des camps Khmers rouges au Cambodge, le Dr Juan Ruiz, médecin en endocrinologie-diabétologie au CHUV qui a développé le thème de l’éthique par rapport à la médecine, ainsi que le pasteur Laurent Le Roux, pasteur baptiste établi en France.
Parlant de son propre parcours de vie, Claire Ly a longuement évoqué l’histoire de sa conversion au christianisme. Bouddhiste de naissance, elle trouvait au début que la religion chrétienne était «la» religion des Occidentaux, source des maux dont souffrait son pays dans les années 70. «En 1975, se souvient-elle, c’est la fin de la guerre du Vietnam. Le gouvernement communiste khmer souhaite instituer une nouvelle société au Cambodge, purifiée de toute influence occidentale. Deux millions d’opposants ou considérés comme opposés à cette politique vont être massacrées.»
En vingt-quatre heures, Claire Ly perd sa famille. Son père, son mari et ses frères. Tous seront fusillés. En 1980, Claire Ly se réfugie en France. Un jour, elle lit par hasard une Encyclique de Jean Paul II sur la miséricorde. «C’est le début de mes premiers pas vers l’Evangile», confie-t-elle.
A la fin du festival, certains jeunes ont exprimé leurs impressions sur le festival. Ainsi celles de, Léa Castro, protestante, 16 ans. «J’ai proposé à de nombreux jeunes protestants de m’accompagner. Ils m’ont dit qu’ils ne voulaient pas venir dans un truc catho. C’est dommage».
Venue avec son futur époux, Jessica Schenker de Morges, 28 ans, avoue avoir participé au festival juste parce qu’il y avait un atelier proposé aux couples. (apic/deo/pr)
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