France: Les apparitions de Notre-Dame du Laus officiellement reconnues
Laus, 5 mai 2008 (Apic) Plus de quatre mille fidèles se sont réunis dimanche au sanctuaire de Notre-Dame du Laus (Hautes-Alpes), pour une messe en plein air présidée par l’évêque de Gap et d’Embrun, Mgr Jean-Michel di Falco. Ce dernier a lu à cette occasion le décret reconnaissant les apparitions de la Vierge Marie, survenues il y a trois cent quarante-quatre ans à la jeune bergère Benoîte Rencurel, fondatrice du sanctuaire.
A l’issue de trois ans d’enquête, le groupe d’experts mandaté par Mgr Jean-Michel di Falco a conclu que les apparitions de la Vierge Marie à la bergère Benoîte Rencurel, en 1664, avaient un caractère « surnaturel »
«Après avoir soigneusement étudié les faits et pris conseil auprès des personnes compétentes, je reconnais l’origine surnaturelle des apparitions et faits vécus et relatés par Benoîte Rencurel, entre 1664 et 1718. Le témoignage de sa vie est une garantie de la vérité de ses dires. J’encourage les fidèles à venir prier et à se ressourcer spirituellement en ce sanctuaire», a déclaré Mgr di Falco, cité par le quotidien catholique «La Croix».
Mgr di Falco était entouré d’une trentaine d’évêques, de cardinaux venus du monde entier et du nonce apostolique en France, Mgr Fortunato Baldelli. Il n’y a, dans le monde, qu’une quinzaine d’apparitions mariales reconnues officiellement par l’Église, selon «La Croix».
C’est en mai 1664 qu’une «belle dame» apparaissait à Benoîte Rencurel, bergère de 16 ans, au vallon des Fours, au-dessus du village de Saint-Étienne-du-Laus. A l’automne 1664, cette dernière lui demande dans la chapelle de Bon-Rencontre, au hameau de Laus, d’y bâtir un lieu « pour la conversion des pécheurs ».
C’est à la fin de 2003 que Mgr di Falco a entamé la démarche jamais entreprise de reconnaissance des apparitions, nécessaire au dossier de béatification de Benoîte Rencurel, relancé en 1996. Sous l’égide du P. René Combal, six experts (un théologien, un historien, un spécialiste de la Bible, un psychanalyste, un psychologue et un magistrat) ont étudié durant trois ans la véracité biologique, historique et scientifique des faits, à partir des manuscrits et des témoignages d’époque. « Je n’ai relevé aucune erreur théologique entre ses paroles et le dogme catholique. Elle ne savait ni lire ni écrire.
Le sanctuaire attire chaque année une foule considérable de pèlerins. (apic/cx/pr)
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