Rome: Paroisse personnelle dans le diocèse pour les traditionalistes fidèles à Rome
Rome, 7 mai 2008 (Apic) La Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre (FSSP), qui regroupe les traditionalistes fidèles à Rome, dispose désormais d’une paroisse personnelle dans le diocèse de Rome. L’abbé Joseph Kramer, nommé premier curé de la paroisse Santa Trinità dei Pellegrini, y sera officiellement installé comme curé le 8 juin prochain.
Le décret d’érection de la paroisse est daté du jour de Pâques 2008. En conformité avec l’art. 10 du «Motu Proprio Summorum Pontificum», et après reçu la proposition du cardinal Camillo Ruini, vicaire du pape pour le diocèse de Rome, le pape Benoît XVI a décidé que dans le secteur central de Rome, l’église de Santa Trinità dei Pellegrini devait être érigée en paroisse personnelle «afin de satisfaire aux besoins pastoraux de la communauté entière des fidèles traditionnels résidant dans ledit diocèse».
Parmi tous les diocèses desservis par la Fraternité traditionaliste, c’est le dixième apostolat qui a été érigé en paroisse personnelle à part entière, et le premier en Europe, rappelle mercredi la FSSP dans un communiqué.
«On espère que cette paroisse particulière ne servira pas seulement les paroissiens locaux mais qu’elle fournira aussi un exemple approprié de la beauté et de la solennité de la célébration de la forme extraordinaire du rite romain aux nombreux pèlerins et étudiants à Rome», souligne la FSSP. A Bordeaux, Paris et ailleurs, ces prêtres sont suivis par un certain nombre de fidèles attachés au missel de saint Pie V, rite liturgique en vigueur avant la réforme liturgique de 1969.
Le rôle déterminant du pape Jean Paul II et du cardinal Ratzinger
Dans sa «La lettre aux amis» du District de France de mai 2008, l’abbé John Berg, supérieur général de la FSSP, rappelle que la Fraternité Saint-Pierre jouit d’un attachement particulier à la Ville éternelle. «C’est à Rome que nous fûmes fondés en 1988. Tant le pape Jean Paul II qu’à l’époque le cardinal Ratzinger, depuis le pape Benoît XVI, l’un après l’autre souverains pontifes et évêques de Rome, ont joué dans notre fondation un rôle déterminant». En 20 années d’existence, la FSSP a envoyé 15 de ses prêtres faire une licence ou un doctorat dans les universités romaines. Depuis le début également, elle a disposé d’un lieu de culte, actuellement la petite chapelle de St-Gregorio, qu’elle dessert depuis 1997.
L’abbé John Berg se réjouit que Rome, «coeur de l’Eglise», soit le premier diocèse en Europe à confier une paroisse personnelle à la FSSP. «En établissant une église à Rome comme centre pour la messe traditionnelle, écrit l’abbé Berg, le vicariat ne voulait pas seulement servir les paroissiens résidant en ville, mais aussi offrir un lieu d’accueil aux pèlerins attachés à la forme extraordinaire».
Faciliter la réintégration des intégristes
La messe traditionnelle, facilitée par le «Motu Proprio Summorum Pontificum» de Benoît XVI en juillet 2007, permet à certains fidèles de réintégrer les rangs de l’Eglise catholique, a estimé pour sa part le cardinal Dario Castrillon Hoyos, préfet de la Commission pontificale «Ecclesia Dei» en charge des fidèles traditionalistes. Dans une interview accordée à L’Osservatore Romano le 28 mars dernier, le prélat colombien a également affirmé que la facilité offerte par Benoît XVI de célébrer la messe dans la forme dite «extraordinaire» du rite romain n’est pas un retour vers le passé «mais un progrès». Le 7 juillet 2007, Benoît XVI avait publié le «Motu Proprio Summorum Pontificum» afin de libéraliser l’usage de la messe et des livres liturgiques selon le rite préconciliaire de 1962, faisant du Missel dit «de saint Pie V» (de préférence appelé Missel du bienheureux pape Jean XXIII) la forme extraordinaire de l’unique rite romain. (apic/com/be)
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