Le monde marche sur la tête

Bruxelles: La FIMARC s’inquiète de la crise alimentaire

Bruxelles, 9 mai 2008 (Apic) Le monde marche à l’envers: aujourd’hui ce sont les voitures et non plus les personnes qui consomment la production globale de céréales, s’insurge la FIMARC, la Fédération Internationale des Mouvements d’Adultes Ruraux Catholiques, réunis à Assesse, Belgique, avec des délégués des 4 continents, ont analysé et réfléchi sur la crise alimentaire mondiale.

La FIMARC s’en prend également aux institutions internationales. Les ressources naturelles, l’eau, la terre, les semences, ont comme première destination la vie des êtres humains, rappelle l’organisation. Or, constate-t-elle dans un communiqué, ces ressources sont aujourd’hui privatisées et le plus souvent dans les mains des grandes entreprises soutenues par les institutions financières internationales comme la Banque Mondiale, le FMI ou l’OMC qui en sont les gestionnaires, sans prendre du tout en compte l’objectif principal de nourrir l’humanité.

La FIMARC déplore encore que le développement des monocultures pour la production d’agro carburant que les multinationales soit présenté comme une alternative aux carburants fossiles et comme une solution pour l’environnement. «Cela provoque en Amérique, en Asie ou en Afrique la destruction des forêts et des cultures vivrières pour produire de l’éthanol ou des carburants similaires».

L’organisation catholique internationale propose comme alternative l’agriculture paysanne familiale qui contribue à garantir la souveraineté alimentaire pour des millions de personnes. «Cette agriculture respecte la nature, les sols et l’eau, favorise la biodiversité, le développement local et vise à répondre aux besoins des personnes au sein leurs communautés».

Et La FIMARC de constater: «Dans un monde qui compte une minorité consumériste et une grande majorité qui vit à la marge de la pauvreté, il est nécessaire de proposer une alternative. Au système néo-libéral mesuré avec le seul indicateur de croissance économique, nous proposons un mode de vie différent : la décroissance, qui promeut une consommation responsable pour le maintien de valeurs de justice et de redistribution, dans le cadre d’une économie solidaire qui respecte la diversité des cultures, les initiatives locales et le monde rural».

Tous les jours, dans toutes les parties du monde, nous entendons des histoires dramatiques, résultantes de la crise alimentaire mondiale. Et ce constat ahurissant dressé par la FIMARC: bien que ce soient les paysans qui produisent la nourriture, ils sont parmi ceux qui souffrent le plus de la faim. Les prix des produits alimentaires de base ne cessent d’augmenter comme c’est par exemple le cas du riz qui touchent plus de 25 millions de petits paysans particulièrement en Asie. (apic/com/pr)

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