Rome: Justification de l’absence d’audiences aux chefs d’Etat du sommet de la FAO
Rome, 3 juin 2008 (Apic) Le Saint-Siège a justifié l’absence d’audience accordée par Benoît XVI aux chefs d’Etat et de gouvernement du monde entier présents à la «Conférence de haut niveau sur la sécurité alimentaire mondiale» et «les défis du changement climatique et des bioénergies» qui s’est ouverte le 3 juin 2008 au siège de l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), à Rome.
Dans une déclaration diffusée le même jour, le Bureau de presse du Saint-Siège a mis en cause le nombre de requêtes, le manque de temps et les engagements préalables du pape. «Il est opportun de préciser que Benoît XVI n’est pas en mesure de répondre positivement à la requête d’audience privée adressée par des chefs d’Etat et de gouvernement rassemblés à Rome pour la réunion de haut niveau sur l’alimentation promue par la FAO, à cause du nombre des demandeurs, du manque de temps et des engagements précédemment pris», peut-on ainsi lire dans cette déclaration.
«En ce sens, est-il ensuite précisé, le cardinal secrétaire d’Etat a écrit personnellement à chacun des mandataires intéressés, soulignant le regret du pape pour son impossibilité, dans cette circonstance, de les rencontrer personnellement et réaffirmant la possibilité de les recevoir à une prochaine occasion».
La pratique n’est pas nouvelle
«Il convient de rappeler toutefois que cela ne constitue pas du tout une pratique nouvelle, alors qu’en avril 2006 la secrétairerie d’Etat avait déjà communiqué aux missions diplomatiques accréditées près le Saint-Siège qu’il serait très difficile d’accueillir de telles demandes d’audience à l’occasion de conférences et de congrès internationaux», peut-on encore lire.
La seule audience politique prévue à l’agenda du pape ces jours-ci est celle accordée au premier ministre du petit royaume sud-africain du Lesotho, Pakalitha Mosisili, le 5 juin, a appris I.MEDIA. Parmi les leaders internationaux présents à Rome, on compte notamment le président français Nicolas Sarkozy, le premier ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, l’Argentine Cristina Kirchner, le Brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, ainsi que des chefs d’Etat africains.
Avant l’ouverture du sommet, la presse italienne avait parfois évoqué la possibilité d’une rencontre entre Benoît XVI et le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad. La possibilité d’une audience groupée avait aussi été étudiée par le service du protocole du Saint-Siège, mais elle représentait sans aucun doute un véritable casse-tête diplomatique. (apic/imedia/ms/js)
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