Pologne: Le Père Henryk Jankowski va retirer son patronage à l’Institut qui porte son nom
Varsovie, 5 juin 2008 (Apic) Le Père Henryk Jankowski, l’ex-curé controversé de Ste-Brigitte à Gdansk, a été sommé de retirer son patronage à l’Institut qui porte son nom depuis 2005. Le nouvel archevêque de Gdansk, Mgr Slawoj Leszek Glodz, lui a reproché d’avoir couvert les pratiques scandaleuses de certains des employés de cet Institut.
Mgr Glodz, selon le quotidien polonais «Dziennik», aurait fait de sévères remontrances à celui qui fut l’aumônier du syndicat Solidarité et le confesseur de Lech Walesa. Le métropolite lui aurait également reproché d’avoir cautionné les errements de Mariusz Olchowik, âgé de 26 ans, précédent président de l’Institut, et d’avoir couvert des pratiques scandaleuses de certains de ses jeunes employés. Mgr Glodz en aurait eu marre de leur «conduite immorale».
Le chef de l’Institut Père Henryk Jankowski, Ryszard Walczak, a confirmé que le prêtre avait décidé de retirer son patronage de l’institution, qui devrait être fermée en août prochain. Les observateurs relèvent que l’institut, qui doit prendre un nouveau nom d’ici la fin août, aura bien du mal à se relever de l’absence de sa figure emblématique.
Le côté commercial associé à cet Institut touche des domaines aussi variés que l’eau minérale, la téléphonie mobile, des gadgets et un projet de cafés librairies. Le Père Jankowski a utilisé son image pour lancer divers produits, dont un vin, et avait l’intention de faire de même pour une marque de vodka.
Dans le passé, le Père Jankowski avait déjà défrayé la chronique par ses remarques taxées d’antisémites et ses critiques visant l’Union européenne. Il y a quelques années, le prélat avait été accusé de dépravation de jeunes fréquentant sa paroisse. Son évêque, à l’époque Mgr Tadeusz Goclowski, lui reprochait d’avoir toléré dans sa cure «des comportements non appropriés» de la part de jeunes gens.
Le Père Jankowski avait été acquitté par le Parquet des accusations de pédophilie sur un servant de messe, lancées à son encontre. Mais l’enquête avait cependant montré que les activités de jeunesse de sa paroisse ne correspondaient pas aux hautes exigences de l’Eglise. Le prélat avait accusé les milieux «judéo-communistes» d’avoir monté une cabale contre lui. (apic/kna/kap/be)
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